L’UNAF a participé à une journée organisée par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA)

30/11/2015

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L’UNAF a participé à une journée organisé par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement -CEREMA- le 24 novembre organisée en partenariat avec la Ville de Paris et le COTITA (Conférences Techniques Interdépartementales des Transports et de l’Aménagement).

Les participants ont souligné la nécessité de penser le piéton au centre des déplacements avec une réflexion globale, systémique, pour qu’il y soit plus présent, de nombreux obstacles entravant ses déplacements. Développer la marche pour lutter contre les congestions a été évoqué.

La matinée a porté sur le développement de la marche et ses déclinaisons : le CEREMA a fait un point sur ce que représente la marche, soit 1 déplacement sur 5, mais avec des disparités territoriales, ses enjeux -social, économique, de baisse des nuisances, d’augmentation de la qualité de vie, ses bénéfices pour la santé, avec la nécessité de sécurité, mais aussi en termes d’occupation de l’espace public. La voiture et son développement ont conduit à une surcharge d’infrastructures avec des situations où elle est présente partout, stationnée aux trottoirs et aux sorties de garage... en rétrécissant à chaque fois l’espace piéton.

La vulnérabilité du piéton est plus élevée que celle de l’automobiliste, mais plus faible celle du cycliste et du conducteur de 2 roues motorisées. En 2014, les chiffres montrent une stabilité avec 15% de piétons tués sur la route, notamment en milieu urbain. Une place prédominante des personnes âgées dans les victimes. 76% des tués le sont sur la chaussée, là où les aménagements n’existent pas. La modération des vitesses joue dans la baisse du risque d’être tué et sur la moindre gravité des accidents. 50% sont tués sans aucune manœuvre d’urgence du véhicule. Le décret PAMA instaure la possibilité de villes à 30 km/h (diminution de 3,5 fois du risque d’être tué pour le piéton en passant de 60 à 50 km/h, de 2,9 de 50 à 40 km/h, de 2,2 de 40 à 30 km/h). Une utilisation majoritaire de la voiture pour moins de 1 km est constatée dans le rural. Les besoins de cheminements continus, de lisibilité -enfants, familles avec poussettes, ...-, d’indications, d’explications (non compréhension des zones à vitesse réduites) ont été évoqués.

Les projets en cours de réalisation du Grand Paris s’efforcent d’associer les mobilités actives, l’environnement urbain, la santé, l’activité physique étant un atout pour améliorer le bien-être physique et mental. Des démarches sont en cours au travers du développement du plan marche associé à la révision du Plan local de déplacement, des outils de prise en compte des piétons comme les signalétiques et la sensibilisation des habitants, des diagnostics pour promouvoir des actions avec les collectivités.

Les associations ont soulevé les questions de l’absence de respect du piéton et de la définition du trottoir (la DSCR y travaille). Toutefois, la marche a une place centrale dans les zones 30, de rencontre où l’espace piéton est utilisé. Les obstacles doivent être traités (ex : matériels et des parcours à pied effectués afin de constater, d’évaluer), ainsi que les points durs (coupures, ...) et en direction des CDSR (Commission départementale de Sécurité routière), les efforts éducation (ex : Pédibus) doivent conduire à plus d’autonomie. En Ile-de-France, toutes les villes de 10.000 habitants doivent avoir au moins une zone apaisée. Un schéma directeur du jalonnement et des signalétiques est à faire aussi, en associant l’évolution des panneaux, signalétiques, en articulant avec le PAVE.

La question des flux piétonniers, des voitures, vélos, rollers a été posée : s’agissant des espaces, des disponibilités, les voies sont encore restreintes. L’après-midi, les exemples d’aménagements et d’actions entreprises ont été apportés : l’exemple de « Vivacités », réseau d’éducation pour une ville durable qui s’appuie sur les acteurs territoriaux a été donné : éducation à la citoyenneté, marches, y compris péri urbaines, rallyes familiaux. Les collectivités initient d’autres lieux comme les « petits espaces publics autrement » (PEP et concertés), « rues aux enfants », celle de « Paris piéton « est en cours. La question des 2 roues motorisées a toutefois aussi été posée.

Parmi les avancées : des villes comme Montréal, Marseille réaménagent, suppriment des voies trop nuisibles (autoroutes ou portions d’autoroute) A Montreuil, une portion de l’A86 fermera en avril 2016 pour être changée en boulevard paysagé et espace ludique. Les sportifs peuvent être des vecteurs de changement : pilotage de projets et leur instruction. En conclusion, il a été spécifié que si le piéton est encore le parent pauvre des mobilités existantes, il faut lui accorder une véritable politique de reconquête de ses atouts.

Site à consulter

@ : hmarchal@unaf.fr


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