La Présidente de l’UNAF rencontre la Présidente d’Enfance et Famille d’Adoption (EFA)

22/03/2016

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Le 15 mars 2016, Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’UNAF, a rencontré Nathalie Parent, Présidente d’Enfance et Famille d’adoption, en présence de David Pioli, Coordonnateur au pôle "Droit - Psychologie, sociologie de la Famille" de l’UNAF. Cet échange a permis de réfléchir à la situation actuelle de l’adoption en France, dans un contexte où le nombre d’enfants pupilles de l’État stagne, et celui des enfants adoptés à l’international s’effondre, passant d’environ 5000 en 2005, à 815 en 2015.

Les règles de droit en matière d’adoption ont fait l’objet, ces dernières années, de plusieurs modifications au détour de différents textes de loi, mais sans que l’adoption n’ait fait l’objet d’une réflexion globale dans le cadre d’une loi dédiée.

Le constat dressé aujourd’hui par EFA et l’UNAF est inquiétant :

Les agréments ne semblent plus être en harmonie avec la réalité actuelle de l’adoption, donnant ainsi lieu à de fortes désillusions chez les candidats à l’adoption. Parallèlement, nombre d’enfants pupilles de de l’Etat restent sans projet d’adoption. Les candidats à l’adoption ne sont pas suffisamment préparés à la réalité de l’adoption et au profil des enfants juridiquement adoptables. Sans doute faudrait-il également réfléchir à d’autres formes possibles de parentalité ?

L’incertitude juridique permettant l’entrée dans le statut de pupille de l’État semble perdurer malgré la loi de juillet 2013, laissant planer un risque sur les jugements d’adoption prononcés, et de possibles drames humains à venir. L’UNAF et EFA sont très attachés au bilan d’adoptabilité des enfants pupilles, et regrettent que celui-ci n’ai pas été rendu obligatoire lors de l’examen de la loi relative à la protection de l’enfant, votée le 01 mars 2016.

EFA a alerté sur le fait que les Pouvoirs publics ne mettent pas en place les organes de gouvernance prévus. Ainsi, le Conseil supérieur de l’adoption n’a pas été réuni depuis décembre 2014, et le comité interministériel pour l’adoption, créé par le décret n° 2009-117 du 30 janvier 2009, ne s’est jamais réuni depuis son installation en février de la même année. L’UNAF relaiera ces dysfonctionnements auprès de la Ministre de la Famille, Laurence Rossignol. Enfin, EFA a également alerté l’UNAF du fait que la situation restait encore très problématique pour de nombreux enfants et familles adoptantes, en procédure d’adoption en République Démocratique du Congo (RDC). + Lire

@ : dpioli@unaf.fr


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