L’UNAF a participé à la Conférence des grandes écoles et souhaite la généralisation de l’utilisation du Quotient familial pour le calcul des frais de scolarité dans l’enseignement supérieur

24/05/2016

Logo de la Conférence des Grandes écoles

L’UNAF, représentée par Laurent Giry, administrateur, est intervenue au colloque de la Conférence des Grandes Ecoles le 12 mai 2016.

Lors de cette journée d’échanges la parole a été donnée aux étudiants, aux familles, aux enseignants, aux entreprises, et politiques pour mieux comprendre quelles sont les attentes et les propositions de toutes les parties prenantes concernant notamment la mixité sociale, les conditions de l’efficience du système français et le financement des études et de l’enseignement supérieur en général.

Cette conférence a été l’occasion, pour l’UNAF, de réaffirmer ses positions :

Tous les parents souhaitent que leurs enfants trouvent leur voie, fassent et trouvent un métier qui leur plaise d’une part, et que la formation choisie soit accessible financièrement d’autre part. Il faut pour cela que le jeune reçoive une formation suffisante au cours du primaire et du secondaire et qu’il acquière une confiance en soi. En effet, certains jeunes de milieu modeste ont tendance à s’autocensurer.

En termes d’orientation, un accompagnement des jeunes est nécessaire pour se retrouver dans le "maquis" des formations (l’étude TNS Sofres présentée lors du colloque montrait que 78% des parents et lycéens trouvaient stressant les choix à faire dans APB) et renforcer les équivalences et les passerelles semble indispensable.

80% des parents français considèrent l’enseignement supérieur comme inaccessible financièrement (étude HSBC de juillet 2015). Les études supérieures des jeunes arrivent à un moment où les familles sont moins aidées, les allocations familiales n’étant plus versées aux 20 ans du jeune. Les frais de scolarité sont élevés non seulement dans les grandes écoles privées mais aussi dans de nombreuses formations médicales ou artistiques ou de grands établissements comme Dauphine. De plus, les familles doivent aussi subvenir aux coûts de la vie étudiante.

Pour y pallier, les jeunes ont recours à des choix qui ne sont pas toujours « idéaux » : travail étudiant qui peut mettre en péril la réussite de leurs études, prêts étudiants mais la charge se trouve alors reportée sur le futur avec des risques importants comme le montre l’endettement des jeunes adultes aux USA. Beaucoup de grandes écoles proposent des bourses ou des aides mais les familles n’en connaissent pas les montants avant l’entrée de leurs enfants dans ces écoles.

L’UNAF propose donc de généraliser l’utilisation du Quotient familial pour le calcul des frais de scolarité dans l’enseignement supérieur. Il s’agit d’une mesure qui permettrait de rendre les frais de scolarité plus justes et plus lisibles pour les familles à l’instar de ce que font déjà certains établissements : Sciences po Paris, Universités catholiques…

Rappel du communiqué de l’UNAF : L’UNAF propose la prise en compte du quotient familial dans le calcul des frais de scolarité dans le supérieur

@ : phumann@unaf.fr


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