La présidente de l’UNAF est intervenue à Lille à un séminaire sur le thème "Investissement social dès la petite enfance"

06/06/2016

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Durant l’année 2016, la CNAF, la DGCS, la Fondation d’Auteuil, le LIEPP (Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques) de Science Po, et France Stratégie organisent un séminaire sur l’investissement social : quelle stratégie pour la France ? Organisé en 7 séances sur différentes thématiques, ce séminaire a pour objectif de dresser l’état des lieux des connaissances sur l’investissement social afin d’établir les conditions de pertinence et de faisabilité d’une telle stratégie pour la France par comparaison avec d’autres pays.

Le 31 mai dernier, la séance consacrée à la petite enfance a eu lieu à Lille avec pour titre « investir dans la petite enfance, pour le développement des capacités et contre la reproduction des inégalités ». Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’UNAF, est intervenue à la table ronde conclusive de cette journée, intitulée « Quelle mobilisation des acteurs ? ». Servane Martin, chargée de mission "Petite enfance et parentalité" à l’UNAF, l’accompagnait.

Cette journée a permis de faire état des études menées sur les modes d’accueil de la petite enfance et les inégalités.

Plusieurs expérimentations de type "Parler Bambin" (méthode pédagogique appliquée en crèche qui favorise le développement du langage chez les enfants défavorisés), "Abecedarian" (programme intensif visant à réduire les inégalités sociales) , « Petits pas vers l’école » (groupes parents/enfants visant à préparer l’entrée à l’école maternelle mis en place par la Ville de Sevran) ont été présentées comme ayant fait preuve d’efficacité. À ce sujet, voir le rapport de Terra nova "La lutte contre les inégalités commence dans les crèches".

La politique publique de la parentalité a également fait l’objet de plusieurs interventions pointant des résultats très positifs au regard des financements engagés très faibles.

Marie Andrée blanc, Présidente de l’UNAF, intervenant à la table ronde conclusive intitulée « Quelle mobilisation des acteurs ? » a rappelé l’importance du monde associatif pour mettre en œuvre les politiques de la petite enfance et de la parentalité. Elle a insisté sur l’importance donnée à la participation des parents dans les modes d’accueil gérés par des associations familiales : leur implication dans le projet éducatif, dans le conseil d’administration... Elle a conclu son propos en présentant les derniers chiffres d’une enquête de la CNAF sur le coût horaire moyen d’un établissement d’accueil de jeunes enfants de 11,54 € pour une entreprise privée, de 10,64 € pour le secteur public, et de seulement 9,25 € pour un gestionnaire associatif. Au-delà d’apporter une plus-value sociale certaine et un lieu propice à l’engagement pour les parents, les associations ont un coût horaire moindre comparé aux autres types de gestionnaires. Étude à consulter.

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@ : smartin@unaf.fr ; hguillaume@unaf.fr

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