COP22 : mise en œuvre de l’Accord de Paris pour un avenir soutenable et stabilisé pour tous

15/11/2016

À Marrakech, s’est ouverte le 7 novembre, sous la Présidence du ministre marocain des Affaires étrangères, la 22ème Conférence des Parties de l’ONU, (COP22), chargée de mettre en œuvre l’Accord de Paris sur le climat. Celle-ci se tiendra jusqu’au 18 novembre et accueillera plus de 190 pays et l’Union Européenne, représentant plus de 20.000 participants.

La Conférence bénéficie de la ratification exceptionnellement rapide de l’Accord de Paris par 96 pays responsables, à eux-seuls, de 68% des émissions de Gaz à effet de serre (GES). Cette ratification a permis l’entrée en vigueur de l’Accord dès le 4 novembre dernier (cf. LE du 7/11/2016).

Rappelons que cet Accord impose un cadre universel d’engagements permettant aux États de se mobiliser, chacun proportionnellement à ses contraintes, afin de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale en dessous de 2°C, voire à 1,5°C à la fin du siècle. Au vu des engagements déposés par les États au préalable de la négociation sur l’Accord, les scientifiques estiment que si tous les efforts étaient effectivement réalisés, la hausse de température avoisinerait les 3°C, ce qui s’avérerait bien trop dangereux pour la planète. L’urgence est là car l’augmentation actuelle est déjà estimée au-dessus de 1°C. L’année 2016 sera la plus chaude jamais enregistrée !

Les pays ont pris du retard et certains grands émetteurs de GES qui sont soumis à des élections présidentielles pourraient remettre en cause l’Accord passé (cas des USA).

La COP22 doit donc accélérer le mouvement, fixer un agenda et clarifier les règles de mise en œuvre, dont celles dévolues à la transparence et aux contrôles des résultats. Elle doit également discuter du plan d’actions des pays riches envers les pays pauvres (on parle de justice climatique). A termes ce plan exige de récolter 100 milliards de dollars d’ici 2020 ce qui doit permettre à terme de fixer un mécanisme pérenne pour les réunir tous les ans.

Il est désormais acquis que nos modèles de consommation et de production doivent aller vers plus de sobriété, d’efficacité, d’éthique et de solidarité et qu’en termes de gouvernance, ils fassent appel aux parties prenantes, dont les familles. Les représentants des familles ont un rôle à jouer dans ce cadre car ils sont la voix légitimes des générations actuelles et futures.

En France, nous sommes en train de construire une démarche de transition écologique et énergétique qui privilégie la prévention, l’économie circulaire, les énergies renouvelables dans un mix énergétique durable, la bioéconomie, l’innovation (en tenant compte des nécessaires transitions professionnelles et des accompagnements pour qu’aucun ne soit laissé au bord du chemin) et la solidarité avec les populations fragilisées. Nos modes de vie ont commencé à être impactés par les nécessaires changements de comportements et en pleine conscience des enjeux, nous serons tous amenés à nous adapter grâce à des transformations positives de nos sociétés mais sans compromettre nos droits fondamentaux à la dignité, à la liberté, à la santé et à une juste qualité de vie.

L’UNAF s’est mobilisée pendant la COP21 pour porter les réelles préoccupations et les solutions que mettent déjà en œuvre les familles dans leur vie quotidienne dans les domaines de l’éducation, de la consommation, de la mobilité, du savoir habiter, de la solidarité, de la production et consommation d’énergie. L’Accord de Paris confirme l’engagement de l’UNAF « rien de durable sans les familles ».

Afin d’éclairer sur les enjeux du changement climatique, voici une BD du Réseau Action pour le Climat (RAC) qui illustre avec humour de là où l’on part et des solutions d’atténuation et d’adaptation mises en œuvre. Un volet sur le logement est en cours de préparation. Suivez le super héros Planetman.

Contact : Simone Sitbon.

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