L’UNAF auditionnée par le collectif "big bang des politiques jeunesse" sur l’autonomie des jeunes

22/11/2016

logo "Big Bang"

L’UNAF, représentée par Rémy Guilleux, administrateur a été auditionnée
mardi 15 novembre par le collectif "big bang des politiques jeunesse" concernant l’autonomie des Jeunes. Patricia Humann, coordonnatrice du pôle "Ecole - Petite enfance - Jeunesse" participait à l’audition. L’occasion, pour l’UNAF, de rappeler ses positions.

Tous les parents souhaitent l’autonomie de leurs enfants. C’est même le signe d’une éducation "réussie". Mais cette autonomie ne se décrète pas et l’aspect financier n’est pas suffisant : l’autonomie s’acquiert progressivement, professionnellement, psychiquement, socialement ... Et pour cette acquisition les parents sont des accompagnateurs dans la plupart des cas efficients.

Concernant les bourses pour les étudiants, il serait nécessaire de mieux informer les jeunes qui parfois ne les demandent pas alors qu’ils y ont droit. Il faudrait revaloriser les aides en prenant bien en compte à la fois les revenus de la famille, le quotient familial, et la distance du lieu d’enseignement par rapport au domicile familial. L’éventuelle rupture des liens du jeune avec sa famille est évidemment à considérer avec dans ce cas un besoin financier maximum pour les jeunes mais aussi un besoin de tutorat, de référent social pérenne.

Concernant l’allocation universelle d’autonomie évoquée par le "Big bang des politiques jeunesse", l’UNAF considère qu’en période de restriction budgétaire, celle-ci ne s’impose pas pour tous les jeunes, notamment quand les familles peuvent assumer la charge des études de leurs enfants. Elle est, par ailleurs, opposée à une "défamiliarisation des aides" qui procède d’une vision erronée de la réalité : l’autonomie ne se fait pas en un jour et les jeunes étudiants même dé-cohabitant font de nombreux allers-retours chez leurs parents avant d’être totalement autonomes. Il ne faut pas risquer de fragiliser les familles sous prétexte d’aider à l’autonomie des jeunes, ne pas "déshabiller Paul pour habiller Pierre". L’Etat, qui par ailleurs investit plus de 80% en direct pour les jeunes, sans passer par leurs familles (frais de scolarité universitaire très peu élevés, allocation logement etc...) n’a pas non plus intérêt à se passer de ce soutien de la part des familles.

@ : phumann@unaf.fr


Image : logo "Big Bang"
Haut de page