Séance plénière du CESE : Réseaux sociaux numériques - Place des jeunes dans les territoires ruraux

17/01/2017

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DECLARATION ECRITE DU GROUPE DE L’UNAF (annexée au Journal Officiel) Réseaux sociaux numériques : comment renforcer l’engagement citoyen ?

« Rien n’est plus fort qu’une idée, dont l’heure est venue » précise une citation attribuée à Victor Hugo. Avec 35 millions d’utilisateurs de réseaux sociaux numériques en France, cette pensée prend tout son sens. Il était important que le CESE se saisisse de la question du lien possible entre engagement citoyen et réseaux sociaux. L’avis, en formulant des préconisations pour faire des réseaux sociaux des outils du renforcement de l’engagement citoyen, fait œuvre utile pour raviver le sens civique et promouvoir une citoyenneté active.

Le Groupe de l’UNAF tient à saluer la richesse du rapport produit en amont de cet avis, à l’issue d’un travail très complet. Il se félicite de l’équilibre du texte, qui souligne les opportunités sans nier les risques des réseaux sociaux. L’avis reste lucide sur les contours de l’engagement via les réseaux sociaux en rappelant qu’il faut que les mobilisations virtuelles se traduisent dans l’espace réel. C’est la condition pour que le socionaute se transforme en acteur dans la Cité.

Le Groupe de l’UNAF note avec satisfaction que, dans le texte, les parents, premiers éducateurs de leurs enfants, ont un rôle essentiel à jouer pour assurer une cohérence éducative auprès de l’enfant. A ce titre, l’UNAF a développé un plan d’action 2016-2020 visant à favoriser un usage responsable du numérique au sein des familles. Il s’agit de proposer différents dispositifs à destination des parents et d’associations intervenant auprès d’eux afin de diffuser une culture et des outils communs pour rechercher leur implication.

Le Groupe de l’UNAF est sensible aux préconisations visant à faire de l’accès à internet un droit effectif pour toutes et tous et ceci dans ses deux dimensions :
- l’éradication des zones blanches dans les zones rurales éloignées des grands centres urbains et en Outre-mer,
- mais aussi le renforcement de l’inclusion numérique en développant la compétence digitale auprès de tous les citoyens, qui en sont éloignés en raison de leur âge, de leur condition sociale, de la précarité économique ou en situation d’illettrisme numérique.

Enfin, l’avis renvoie à plusieurs endroits du texte à une pratique responsable de tous les acteurs (plateformes, entreprises d’internet ou citoyens) dans leur usage des réseaux sociaux. Le Groupe de l’UNAF soutient les préconisations, qui visent à renforcer le principe de loyauté des plateformes. Il retient aussi avec intérêt celles visant à la protection et la maitrise de leurs données par les socionautes.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

DECLARATION ECRITE DU GROUPE DE L’UNAF (annexée au Journal Officiel) Place des jeunes dans les territoires ruraux

Parmi les figures oubliées par les politiques publiques et les médias, celle des jeunes vivant en milieu rural arrive probablement en premier. Pourtant, cette jeunesse rurale mérite une attention particulière dans la mesure où elle connaît des problématiques propres. L’avis contribue à sortir de cet état de fait. Le travail mené en collaboration de deux sections aboutit à des préconisations opérationnelles s’appuyant sur un état des lieux précis : rapport et projet d’avis se sont construits dans des délais contraints et se sont heurtés à la faiblesse des données spécifiques aux jeunes ruraux par ailleurs variables en fonction des territoires.

Au rang des préconisations prioritaires, le Groupe de l’UNAF en retient particulièrement quatre.

Rendre obligatoire une compétence « jeunesse » au sein des Communautés communes correspond au niveau de proximité pertinent pour tenir compte des spécificités des milieux ruraux tout en permettant d’apporter des réponses suffisamment globales aux besoins des jeunes de ces territoires.
La question de la mobilité est primordiale, faute de transports collectifs suffisants pour relier les territoires. En milieu rural, l’accès à la mobilité est bien souvent une condition nécessaire pour trouver un travail, un stage ou même se déplacer dans son territoire.

Le Groupe de l’UNAF retient avec intérêt la préconisation de développer l’apprentissage du permis de conduire à un moindre coût pour les familles dans le cadre de la formation initiale ou dans les missions locales. Le financement du permis de conduire peut aussi prendre la forme d’un juste retour de l’Etat pour les jeunes impliqués dans un service civique.

Les missions locales sont bien identifiées par les jeunes comme un lieu ressources pour les accompagner dans l’insertion sociale et professionnelle. La limite d’âge pour y avoir recours fixée à 25 ans tombe comme un couperet, annulant tout le bénéfice d’une démarche engagée mais non encore aboutie à l’âge fatidique. Le Groupe de l’UNAF soutient la préconisation d’allonger à 29 ans la possibilité d’être accompagné par les missions locales, qui doivent aussi être confortées en tant qu’acteur du développement local.

Enfin, le Groupe de l’UNAF rappelle la possibilité retenue dans certains départements d’intégrer un volet jeunesse distinct de la petite enfance dans la mise en œuvre des schémas départementaux des services aux familles. La généralisation de cette possibilité doit être encouragée.

Néanmoins, le Groupe de l’UNAF estime que l’affirmation de l’existence d’inégalités très marquées entre les femmes et les hommes dans les zones rurales n’a pas été démontrée. Il regrette également que la mention de droits sexuels et reproductifs ait été introduite sans lien établi avec le sujet de l’avis.

Malgré ces réserves, le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

@ : cmenard@unaf.fr


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