L’UNAF a participé au comité de pilotage de mise en œuvre du plan « Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire »

07/03/2017

Patricia Humann, coordonnatrice du pôle "Ecole - Petite enfance - Jeunesse" à l’UNAF, a participé le 28 février dernier au comité de pilotage « Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire », présidé par M. Ali Saib, conseiller éducation au cabinet du Premier ministre.

Ce comité a démontré comment, grâce à une forte mobilisation multi-partenariale qui réunit l’Etat (les Académies) et les Régions, un processus commun de prise en charge du jeune du repérage à l’accompagnement a pu être renforcé.

Les résultats ont montré l’effort consenti par tous les partenaires : avec 98 000 jeunes sortant sans diplôme en 2016 et 80 000 en 2017 (chiffre prévisionnel), la France améliore sa position au niveau européen avec 9,3 % de jeunes de 18 à 24 ans sortis précocement en 2015 (contre 12,6% en 2011 et moyenne européenne située à 11%).

L’objectif pour demain est de passer à 78 000 jeunes par an sortis sans diplôme.

Les Plates formes de suivi et d’appui aux décrocheurs ont été dynamisées, même si la situation est encore inégale suivant les territoires. Elles sont en capacité de repérer tous les jeunes, y compris ceux qui rompent leur contrat d’apprentissage.

Un site internet pour le retour en formation « reviensteformer.gouv.fr » géré depuis 2016 par l’Onisep, en complément de « masecondechance.fr » et l’application « mon orientation en ligne », communique auprès des jeunes en un guichet unique. 58 615 contacts ont pu être pris entre 2013 et février 2017.

Le nombre de structures de retour en formation est passé de 12 en 2012 à 44 en 2016 (elles concernent les décrocheurs de plus d’un an) : micro-lycées, écoles de la deuxième chance, Epide, Service militaire adapté.

80% des élèves obtiennent un bac et 70 % à 90% d’entre eux poursuivent leurs études.

Parallèlement, le droit au maintien en formation est opérationnel : droit au maintien en formation initiale dans l’établissement d’origine pour les élèves ayant échoué au bac, CAP, BTS, BT, conservation du bénéfice des notes égales ou supérieures à 10, y compris en cas de changement de voie, sous certaines conditions (matières dont les coefficients sont les mêmes). Ce point est important car 30% des jeunes ayant échoué au bac général et technologique et 70% de ceux qui ont échoué à la voie professionnelle renonçaient à se représenter.

Les heures dégagées du fait de la conservation des notes au-dessus de 10 permettent d’organiser un meilleur soutien aux élèves redoublants, y compris en mobilisant les autres élèves, grâce à un réseau d’entraide (exemple à Nancy).

En termes de prévention, une action de formation auprès des enseignants visant à sensibiliser aux signes précurseurs du décrochage et à l’importance du travail collaboratif en équipe éducative et à la relation avec les parents a été lancée en 2016. Une semaine de la persévérance scolaire est organisée dans les collèges et lycées pour réfléchir et valoriser les actions dans ce domaine.

L’orientation est optimisée grâce au « parcours avenir », qui concerne tous les jeunes de la 6ème à la terminale. Par ailleurs, pour la voie professionnelle, une possibilité existe jusqu’aux vacances de la Toussaint, de demander un changement de voie en cas d’erreur d’orientation.

Une semaine est par ailleurs dédiée à la préparation à l’arrivée en milieu professionnel.

Une alternative aux exclusions temporaires est réfléchie avec des partenaires, par exemple, les entreprises. Un parcours aménagé est proposé à tous les jeunes de 15 à 19 ans « en risque de décrochage » (expérimental il sera généralisé à partir de septembre 2017) : sortie du milieu scolaire pour « respirer » tout en intégrant des activités encadrées (formation et stage, ou mission de service civique …). Les entreprises sont parties prenantes et un label est en cours de création pour valoriser l’implication des entreprises dans le champ de la prévention comme de la remédiation du décrochage.

@ : phumann@unaf.fr

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