Vers une bioéconomie durable - Combattre les violences faites aux femmes dans les Outre-mer : à l’ordre du jour de l’Assemblée plénière du CESE

04/04/2017

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Vers une bioéconomie durable - Combattre les violences faites aux femmes dans les Outre-mer : tels étaient les sujets portés à l’ordre du jour de l’Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental qui s’est tenue les 28 et 29 mars derniers.

Déclarations du groupe de l’UNAF

Vers une bioéconomie durable

Claude Roy, Président du Club des bioéconomistes, précisait en conclusion de son intervention sur « la stratégie pour la biomasse en France : un pas vers la bioéconomie ? », le 25 juin 2015 devant les parlementaires de l’Office d’évaluation des choix scientifiques et technologiques : « La plus grande difficulté à laquelle nous soyons confrontés est celle de l’information, de l’éducation et de la compréhension par l’opinion et les médias de ces sujets très complexes et systémiques. ». Par cet avis, le CESE fait œuvre utile pour sortir les enjeux de la bioéconomie durable du seul débat d’experts et rendre le sujet plus accessible à la société civile, aux citoyennes et citoyens. Le champ couvert par l’avis est vaste mais toutes les propositions sont construites pour s’assurer que le développement de la bioéconomie se fasse en répondant toujours à l’exigence de durabilité ou autrement dit sans dégrader les conditions de vie sur terre des générations qui suivent.

Le Groupe de l’UNAF partage dans leur ensemble les propositions mais souhaite mettre l’accent sur trois d’entre elles.

Il ne faut pas se tromper de stratégie. Protéger, préserver, économiser, recycler… tout cela est indispensable mais notoirement dérisoire au regard de l’ampleur des reconversions qu’il s’agit d’effectuer. Des propositions concrètes sont avancées pour que, dans un cadre éthique, un effort de recherche puisse être construit et partagé par toutes les parties prenantes. La recherche en amont doit permettre d’anticiper le remplacement des produits les plus dangereux pour la santé et l’environnement.

La bioéconomie ouvre des perspectives et offre des opportunités importantes pour le quotidien des familles : c’est une invitation à revoir les modes de production et de consommation. Le Groupe de l’UNAF retient avec intérêt la proposition, qui vise la compatibilité de l’usage de la biomasse à des fins énergétiques avec les objectifs de sobriété, de réduction des déchets et du gaspillage alimentaire. La lutte contre les pertes et les gaspillages aux différents maillons des filières sont également des moyens d’augmenter les volumes de matières utilisables et utilisées et donc de limiter d’éventuelles tensions pour l’accès aux ressources.

Enfin, la bioéconomie est tournée vers les citoyens et ancrée dans les territoires : elle contribue au développement de valeur économique et par voie de conséquence au développement d’emplois. L’avis souhaite dès lors, à juste titre, encourager la recherche économique et l’enseignement sur l’économie des externalités, dont l’environnement et l’emploi, mais aussi de développer l’éducation et la communication relatives à la bioéconomie. La dynamique en cours doit faire l’objet d’analyses et de projections pour déterminer l’évolution des emplois actuels vers la bioéconomie.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

Combattre les violences faites aux femmes dans les Outre-mer

Une politique publique volontariste en matière de lutte contre les violences au sein du couple est celle qui s’attache à faire reculer le phénomène mais pas seulement. Elle cherche aussi à améliorer les conditions de prise en charge des victimes et de leurs enfants et aussi à prévenir la récidive de cette forme particulière de délinquance. Comme le rapport nous le rappelle, les Outre-mer rencontrent des difficultés plus grandes cumulées à d’autres spécifiques face à ce fléau, qui tue chaque année surtout des femmes et qui les enferme dans l’isolement du foyer familial à la merci de leur conjoint.

Le Groupe de l’UNAF partage bon nombre des constats et des recommandations mais il aurait souhaité que l’avis insiste d’avantage sur l’éducation à la bienveillance et à la non-violence dès le plus jeune âge pour des rapports équilibrée et respectueux au sein des couples.

La recommandation visant à ce que tous les territoires soient dotés d’un délégué régional ou départemental aux droits des femmes et de moyens adaptés, nous semble devoir être mise en œuvre rapidement. L’efficacité de la lutte contre les violences faites aux femmes passe par la coordination des différents professionnels, qu’ils ressortent du domaine, social, judiciaire, médical, économique... Dans le Tarn-et-Garonne, l’observatoire départemental des violences faites aux femmes a conclu un partenariat avec l’UDAF pour disposer d’une coordinatrice dont la mission est, après évaluation de la situation de violences, de garantir à la victime la mise en cohérence de l’intervention des différents acteurs dans le cadre d’une prise en charge globale et dans la durée jusqu’à un retour à l’autonomie. Ce partenariat a été rendu possible grâce à la présence dans le département d’une déléguée aux droits des femmes et à l’égalité.

Autre point d’importance, améliorer la connaissance notamment statistique des violences faites aux femmes dans le Outre-mer. A ce jour les statistiques publiques ne permettent pas d’offrir des instruments de mesure pour le pilotage d’une stratégie nationale à décliner localement et ceci est d’autant plus vrai dans les Outre-mer.

Enfin, Le Groupe de l’UNAF partage les recommandations demandant à accroître les solutions de protection et d’hébergement. Devant la difficulté d’éviction du conjoint, l’hébergement et le logement des victimes reste la seule solution de secours. Mais bien souvent, en matière d’hébergement, les victimes sont soumises à la concurrence des publics qui relèvent des dispositifs d’insertion et de lutte contre la pauvreté.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

@ : cmenard@unaf.fr

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