Affichage environnemental : L’UNAF présente au colloque sur « l’information environnementale sur les produits : la vision des consommateurs »

23/05/2017

L’UNAF représentée par Simone Sitbon, chargée de mission au pôle Habitat-Cadre de vie" à l’UNAF a participé le 16 mai dernier, au colloque sur « l’information environnementale sur les produits : la vision des consommateurs », co-organisé par le commissariat au Développement durable et par l’Institut national de la consommation. Cette rencontre était animée par Elisabeth Laville fondatrice d’Utopies.

L’information environnementale sur les produits et les services de grande consommation n’est plus que jamais d’actualité tant la réponse aux enjeux de la transition écologique passe par une consommation responsable ou durable.

Depuis 10 ans, les acteurs de la société civile sous l’égide des pouvoirs publics participent à la construction d’un outil évolutif « l’affichage environnemental » destiné à l’information des consommateurs. Celui-ci doit répondre, en toute transparence et loyauté, à la question du niveau d’impacts tout le long de son cycle de vie d’un produit ou service. Ces impacts concernent l’empreinte globale sur la terre du bien de consommation et se déclinent en termes de Gaz à effet de serre, de pollutions de l’eau, de l’air, de sols, de changement climatique, d’écotoxicité et récemment de biodiversité. Rappelons que trois critères d’impacts sont au minimum retenus dont obligatoirement celui du changement climatique. Son élaboration est complexe, technique et nécessite de collecter des données homogènes à partir d’un socle commun de référentiels normatifs. Il permet de faciliter le choix du consommateur qui est alors en mesure de faire des comparaisons entre produits.

Cinq secteurs d’activité, l’alimentaire, le textile, l’ameublement, l’électronique, et le tourisme se sont lancés dans le déploiement volontaire de l’affichage environnemental et présentent des résultats les plus aboutis en France.

Les entreprises qui ont témoigné lors du colloque, reconnaissent avoir progressé pas à pas, levant des difficultés sur la méthodologie, la cohérence des données et qu’au final elles ont eu tout à y gagner. En effet elles ont pu réaliser des économies substantielles sur les matières premières, l’énergie, l’eau et ont renoué un dialogue redynamisé et « durable » avec l’amont de leur filière. Elles ont innové et ont été suivies par les consommateurs qui consentent à payer plus, si la qualité environnementale suit et si nécessaire. Le bilan est gagnant-gagnant. Ces entreprises pionnières attendent d’être accompagnées et valorisées encore plus par les pouvoirs publics et soulignent la nécessité d’une campagne d’information grand public (ADEME et ministère de l’Ecologie) auprès des consommateurs.

Cette demande est également portée par les associations de consommateurs à la condition que les produits délivrent cette information sur l’emballage et soient présents en nombre significatif sur les rayons. Des efforts d’incitation à s’orienter vers des produits et services plus vertueux autant du côté de la production que de la consommation est le défi à relever, tous ensemble, pour les générations futures.

L’UNAF demande depuis 10 ans déjà que lorsque des allégations environnementales sont avancées par les professionnels, elles le soient sous la forme d’un étiquetage environnemental harmonisé. Avec 6 autres associations de consommateurs, elle a contribué à en préciser le format, le contenu et les conditions de contrôle. Et pour reprendre les deux phrases de conclusion du colloque empruntées à W.Churchill par Elisabeth Laville : « un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté ! » et « il faut prendre le changement par la main, plutôt qu’il ne nous prenne à la gorge ! ».

Dossier

@ : ssitbon@unaf.fr


Word - 2.7 Mo

rapport_final_26_juillet_2012.docx
Haut de page