Session plénière du CESE : conférence annuelle du CESE - Repérer, prévenir et lutter contre les discriminations syndicales

18/07/2017

Illustration article

A l’ordre du jour de la session plénière du Conseil économique, social et environnemental du CESE des 11, 12 et 13 juillet 2017 étaient inscrites les questions suivantes :

Conférence annuelle du CESE

DECLARATION DU GROUPE DE L’UNAF DURANT LA CONFERENCE PAR Marie-Andrée BLANC

« Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Mettre en perspectives les orientations stratégiques du CESE, la déclaration de politique générale du Premier Ministre et les futurs travaux du CESE, c’est faire œuvre utile pour que le CESE soit au cœur de l’élaboration des politiques publiques en lien avec les attentes et les besoins des familles. Il s’agit ainsi de contribuer à donner confiance aux familles. Le Groupe de l’UNAF tient à mettre l’accent sur quelques thèmes qu’il souhaite voir traiter dans les mois qui viennent. En premier point, le Groupe de l’UNAF retient avec intérêt, dans la déclaration de politique générale du Premier Ministre, la place et le soutien donnés aux solidarités familiales. Cette reconnaissance est essentielle face notamment aux enjeux du vieillissement et la contribution principale des familles auprès de leurs proches handicapés ou en perte d’autonomie. La baisse de la natalité menace gravement l’équilibre de notre système de retraites par répartition. Oui, nous l’affirmons : les dépenses de la branche famille sont des investissements nécessaires à l’équilibre, à moyen et long terme, de notre système de protection sociale. La politique familiale ne doit plus être la variable d’ajustement pour l’équilibre des comptes de la Nation. Deuxième point d’importance : changer de paradigme pour notre système de santé et permettre qu’il soit plus préventif que curatif. La famille joue un rôle essentiel dans l’éducation à la santé et dans l’accompagnement des malades. La santé représente un capital qui se constitue dès la naissance. Si la qualité de l’environnement influe sur la santé, c’est, en partie, des habitudes et des comportements acquis dans l’enfance que dépendra l’état de santé de chaque individu tout au long de sa vie. C’est dire l’importance du rôle de la famille. L’UNAF prendra pleinement part à la définition de la stratégie nationale de santé reposant sur le pivot de la prévention, qui sera discutée à l’automne. En troisième sujet, le Groupe de l’UNAF souhaite voir traiter les questions de l’école et de l’orientation. Ce sont les premiers sujets de préoccupation des familles. Nous fondons de grands espoirs sur les pistes annoncées par le nouveau ministre de l’éducation nationale, qu’il s’agisse de la réforme de l’acquisition des savoirs fondamentaux ou du soutien aux élèves. Nous souhaitons le développement des espaces parents dans tous les établissements scolaires. Notre réseau composé de 99 UDAF a commencé à s’y engager. L’objectif est de rapprocher les familles de l’école, mais aussi de pouvoir y mener des actions de soutien à la parentalité dans une logique d’investissement. Je terminerai sur la réforme annoncée du CESE. Nous en partage les objectifs et souhaite attirer l’attention sur la représentativité de l’institution familiale. Au-delà des 7 000 associations familiales, de 700 000 familles adhérentes et forte de 16 000 militants familiaux bénévoles, l’UNAF s’est vue confier et confirmer régulièrement par le législateur la mission de représenter les 18 millions de familles vivant dans l’hexagone et dans les territoires ultra-marins. »

Repérer, prévenir et lutter contre les discriminations syndicales

DECLARATION ECRITE DU GROUPE DE L’UNAF (annexée au Journal Officiel)

La question des discriminations a pris une place croissante dans la société française ces dernières décennies. La justice, mais également l’égalité et la fraternité réclament d’agir sur ce thème, autant que le respect élémentaire de la dignité des personnes, pour ce qu’elles sont et pour les fonctions qu’elles occupent.

Avec cet avis, l’assemblée de la société civile contribue à lutter contre un type de discrimination au sein de l’entreprise ou des services publics : les discriminations syndicales. Parce que celles-ci constituent un frein à un dialogue social de qualité, pourtant régulièrement affiché comme une nécessité, le Groupe de l’UNAF souscrit non seulement au constat posé dans cet avis, mais également aux 23 propositions. Ce travail est d’autant plus délicat qu’il pointe un manque de quantification lié trop souvent au caractère diffus voire furtif de cette réalité, il s’oriente davantage vers une analyse qualitative des mécanismes en jeu, qui ne remet pas en cause pour autant les propositions formulées.

Ainsi, parce que les mandats ont une durée limitée, le regard porté ne peut se limiter à la stricte fonction syndicale mais doit englober toute la réalité professionnelle des intéressés. Les compétences, les savoir-faire, le retour à l’activité professionnelle constituent des enjeux, autant pour l’entreprise que pour le professionnel lui-même. Car il faut réaffirmer ici que l’engagement pour la défense de l’intérêt général ne doit pas être considéré comme antinomique avec le professionnalisme dans son métier, dans la durée. Au quotidien, il est vrai que l’activité syndicale est porteuse d’un rythme et de contraintes propres, pouvant interférer avec les objectifs ou impératifs du service ou de l’activité de son entité. La formation des professionnels en charge de l’encadrement, à la gestion de ces interactions, constitue donc un défi tout particulier car c’est à eux qu’il convient de faire vivre en pratique les valeurs ou les intentions affichées par l’employeur.

Plus largement, cet avis insiste sur les moyens du repérage, de la prévention, sur la nécessité d’améliorer le dispositif statistique, sur la valorisation de l’engagement -syndical en la circonstance- ou la promotion des élections professionnelles. Tous ces axes sont utiles et pourraient être élargis à d’autres secteurs.

La variété des situations selon la taille, l’organisation, le type voire la culture d’entreprise entraînent une grande complexité et ont conduit pour cet avis à une approche tout à la fois prudente, équilibrée et néanmoins volontariste, que nous souhaitons saluer.

Le Groupe de l’UNAF salue ce travail collectif et utile en souhaitant qu’il inspire les rédacteurs des futures ordonnances.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

Haut de page