Conseil économique, social et environnemental : Les conséquences des séparations parentales sur les enfants - Quelle politique pour les pôles de compétitivité ?

07/11/2017

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L’assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental s’est tenue les 24 et 25 octobre 2017. Deux questions figuraient à l’ordre du jour : Les conséquences des séparations parentales sur les enfants - Quelle politique pour les pôles de compétitivité ?

Les conséquences des séparations parentales sur les enfants

Chaque année, 350 000 couples se séparent. La moitié d’entre eux a des enfants. 75 % des enfants mineurs vivent dans une famille avec leurs deux parents, 18 % au sein d’une famille monoparentale et 7 % dans une famille recomposée. Partant de ces données, le projet d’avis fait des propositions pour que les politiques publiques favorisent le maintien des liens familiaux lors des ruptures aux conséquences souvent désastreuses pour les enfants. La famille peut être victime de crises conjugales avec parfois des violences verbales, psychologiques ou physiques.

Le Groupe de l’UNAF réaffirme la nécessité de protéger tous les membres de la famille contre toutes les violences en son sein. Une procédure, qui donne toute sa place au juge et à l’intérêt de l’enfant, est indispensable.

En grande majorité, le lien de filiation survit aux bouleversements qui affectent la vie de couple des parents mais dans les faits il ne suffit pas toujours à garantir le lien éducatif et affectif : pour preuve, 18 % des enfants dont les parents sont séparés n’ont plus aucun rapport avec leur père.

Le Groupe de l’UNAF partage bon nombre des préconisations.

Sur le champ du logement, la meilleure protection du « logement familial » en cas de rupture de PACS ou de concubinage doit venir combler le vide juridique actuel. Il est également essentiel d’améliorer les aides au logement pour les parents isolés, y compris pour ceux chez lesquels la résidence principale de l’enfant n’est pas fixée.

Le Groupe de l’UNAF soutient toutes les initiatives d’information à destination des parents sur les droits et devoirs selon les modes d’union, sur la prévention des séparations (conseil conjugal et familial) et sur des dispositifs d’accompagnement des parents séparés. Les UDAF, notre réseau, sont parties prenantes dans ces dispositifs.

Sur la médiation familiale et les espaces de rencontre, nous soutenons la préconisation visant à renforcer leur financement pour assurer leur pérennité et leur accessibilité sur tous les territoires. Il s’agit donc d’organiser un véritable service public.

Les familles s’appauvrissent en raison de la séparation. L’accompagnement budgétaire est une piste à développer afin de prévenir les situations de surendettement.

Face à ce phénomène massif, le Groupe de l’UNAF propose une analyse des causes et une évaluation de la réforme du divorce par consentement mutuel sans recours au juge. Le Groupe de l’UNAF aurait souhaité que l’avis aille plus loin sur la place du juge et sur les moyens de prendre en compte l’intérêt de l’enfant.

Le Groupe de l’UNAF vous remercie, Mesdames les Rapporteures, pour ce travail et votera le projet d’avis.

Quelle politique pour les pôles de compétitivité ?

Tout laisse à croire que les personnes comme les sociétés ont le regard porté vers l’avenir. Dans la réalité, comme disait Flaubert, c’est parce que « le passé nous retient et que le futur nous tourmente que le présent nous échappe ». C’est exactement cette contradiction que tente de conjurer le projet d’avis en fixant quelques axes forts pour le futur des pôles de compétitivité à la veille de la construction d’une nouvelle étape dans le développement de ces pôles. Le Groupe de l’UNAF partage dans leur ensemble les propositions et salue l’effort de synthèse pour dégager un nombre réduit de 12 propositions très concrètes et opérationnelles. Nous tenons, tout d’abord, à mettre l’accent sur l’objectif d’attractivité des territoires des pôles de compétitivité. Un pôle de compétitivité rassemble sur un territoire donné des entreprises de toutes tailles, des acteurs de la recherche et des établissements de formation pour développer des synergies et des coopérations autour d’une thématique commune. Comme le souligne le projet d’avis, si les pôles n’ont pas vocation à créer directement de l’emploi, la réussite et la transformation des projets par les entreprises en créeront. Pour le Groupe de l’UNAF, tout ce qui permet de créer de l’emploi dans les territoires de métropole et d’Outre-mer participe au maintien et au développement des services aux familles. Le second point d’intérêt pour le Groupe de l’UNAF réside dans l’éducation et la formation aux métiers de l’industrie. La préconisation, qui demande une meilleure prise en compte des besoins des filières tant au niveau de la formation initiale que de la formation continue, suppose d’intervenir au plus tôt dès les premières phases d’orientation professionnelle en 4ème et 3ème ou, plus tard, au lycée. Susciter l’appétence pour les sciences et techniques et la promotion des métiers de l’industrie doit se faire auprès de tous les jeunes et de leurs parents : c’est globalement une question d’opinion publique à faire évoluer. Les efforts devront se poursuivre, autour de trois priorités : valoriser les métiers de l’industrie en France, en particulier au travers de la transition énergétique et numérique, défendre et promouvoir des filières par une montée en puissance des formations, et enfin encrer les industries au cœur de la société et des territoires, pour les rendre plus accessibles, plus humaines et mieux connues du grand public.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

@ : cmenard@unaf.fr

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