Conséquences des séparations parentales sur les enfants : l’UNAF défend un financement pérenne pour les dispositifs de soutien à la parentalité

07/11/2017

L’avis sur les conséquences des séparations parentales sur les enfants a été adopté par les membres de l’Assemblée plénière du CESE le 24 octobre 2017, en présence de Geneviève Avenard, Défenseure des enfants (+ Lire). En effet, le CESE s’était saisi au printemps dernier de cette problématique, dans le cadre d’un partenariat avec l’institution du Défenseur des droits.

Les travaux menés par la section des affaires sociales et de la santé, présidée par Aminata Koné, administratrice de l’Unaf, ont été salués par les différents groupes qui ont successivement pris la parole lors de l’assemblée plénière, en indiquant unanimement leur volonté de voter l’avis.

Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’UNAF, a particulièrement appuyé par ses propos, au nom du groupe de l’UNAF, la nécessité de soutenir les dispositifs de soutien à la parentalité dans le contexte de la séparation : l’activité des services de médiation familiale et des espaces de rencontre n’étant toujours pas pérennes aujourd’hui.

En préparation de la rédaction de cet avis, l’Unaf avait été auditionnée par les rapporteures Pascale Coton et Geneviève Roy, le 5 juillet 2017, dans le cadre d’un entretien privé. L’intervention de Marie-Andrée Blanc s’inscrit dans la continuité du plaidoyer porté par l’Unaf durant son audition. Celui-ci avait été nourri en amont des expériences de terrain des UDAF participant au Groupe de travail national ad hoc.

A la lumière des nombreuses propositions qui ressortent de l’avis, comme le fait de développer et de coordonner des études scientifiques pour mieux connaître les effets des séparations sur la vie des enfants, consacrer une circulaire spécifique à l’exercice de la coparentalité dans les relations avec l’école ou encore se donner les moyens de veiller plus efficacement au respect des besoins fondamentaux des enfants, nous pouvons être satisfaits que l’Unaf ait été pleinement entendue

La proposition qui a été très largement mentionnée par les groupes qui ont pris la parole a été celle concernant l’établissement d’un « plan de coparentalité » qui pourrait justement être plus protecteur des besoins des enfants. Le CESE souhaiterait que ce plan soit complété et signé par les parents sur la base d’une trame, qu’il puisse être diffusé très largement via les mairies, les CAF, les tribunaux, les structures d’accueil de la petite enfance, etc.

L’Unaf, en lien avec les Udaf membres des groupes de travail dédiés à la médiation familiale et aux espaces de rencontre, suivra de près dans les mois prochains les suites données à l’avis du CESE.

Contact :hguillaume@unaf.fr et nserruques@unaf.fr

Haut de page