L’UNAF présente à la clôture des États Généraux de l’Alimentation (EGA) par le Premier ministre

10/01/2018

L’heure était au bilan des 5 mois d’intenses travaux : beaucoup d’attentes, une loi complétée par des ordonnances, une feuille de route annoncée, le Conseil National de l’Alimentation élargi, prochains rendez-vous d’étape programmés et beaucoup de chemin encore à parcourir en termes de transversalité, gouvernance, transparence, efficience et d’une Politique Agricole Commune plus soutenable.

L’UNAF, représentée par Simone Sitbon, chargée de mission "Environnement et Développement durable", était à la clôture des États Généraux de l’Alimentation le 21 décembre dernier, après 5 mois d’intense activité de concertation sous forme d’ateliers nationaux et territoriaux et de contributions écrites déposées principalement sur la plateforme numérique dédiée. Au programme de la journée de clôture, 4 temps forts organisés autour :

• de la restitution des propositions directes des citoyens sur la plateforme numérique et des ateliers nationaux portant sur le 2ème chantier ayant trait à « une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous » ;
• des discours de Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, de Delphine Gény-Stéphann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances ;
• des témoignages d’engagements d’acteurs économiques et sociaux ;
• de la conclusion par Édouard Philippe, Premier Ministre, relative aux actions retenues par le gouvernement.

Ces actions se concrétiseront par une loi portant essentiellement sur les questions économiques. Elles auront trait à la rénovation du cadre des négociations commerciales entre producteurs-transformateurs-distributeurs, pour mieux répartir la valeur entre les différents acteurs des filières. Le Relèvement du seuil à perte (RSP) sera porté à 10% et l’encadrement des promotions sera expérimenté pour une durée de deux ans. Pour la mise en œuvre de cette loi, le gouvernement a décidé de promulguer des ordonnances et de ne pas passer par un débat parlementaire. Il y aura aussi une feuille de route fondée sur les recommandations consensuelles qui ont émergé des ateliers et qui pourront être appliquées rapidement.

Pour les recommandations nécessitant plus de temps, le gouvernement prendra ses responsabilités. La loi ira plus loin sur les sujets de bien-être animal, de lutte contre le gaspillage alimentaire et d’accès à une alimentation de qualité via la restauration collective. La poursuite du dialogue initié par les EGA entre acteurs qui n’avaient pas l’habitude de dialoguer entre eux, a été acquise et se poursuivra au sein du Conseil National de l’Alimentation qui sera, pour l’occasion, réformé et élargi aux associations nationales environnementales et à celles des consommateurs. Le dialogue aura lieu aussi au niveau local avec l’ensemble des parties prenantes sur le modèle des EGA. Avant la clôture de ces derniers, le gouvernement avait obligé les interprofessions représentant l’ensemble des segments du marché (lait, viandes, F&L, ...) de présenter leurs plans filières (la France d’outre-mer incluse) devant répondre aux objectifs de préservation de la compétitivité face à la concurrence, de montée en gamme de qualité et de répondre aux attentes sociétales. Ces plans pourraient s’appuyer sur des démarches volontaires des agriculteurs qui sont en cours d’élaboration. De nouveaux outils sont créés tels que les Projets Alimentaires Territoriaux (500 PAT prévus d’ici 2020).

L’UNAF a été particulièrement engagée dans les États Généraux de l’Alimentation et a participé aux ateliers n°1, 6, 8, 9 et 10 . Elle a eu à cœur de défendre cette question éminemment familiale sous ses différents aspects : qualités sanitaire, organoleptique et environnementale, information (origine, modes de production, présence de contaminants chimiques, ...), éducation, restauration collective, lutte contre le gaspillage alimentaire, économie circulaire, économie sociale et solidaire, précarité et aménagement du territoire. Son approche s’inscrit en cohérence avec les 17 objectifs du développement durable et a pour but la défense des intérêts des générations présentes et futures dont les familles en sont les légitimes représentantes.

Elle a été une partie prenante des EGA et reconnue, et à ce titre, entend œuvrer au suivi et à l’évaluation de la mise en place de la nouvelle politique publique agro-alimentaire. Elle est attendue sur l’engagement de son réseau des UDAF/URAF/UNAF à sensibiliser sur ses enjeux car c’est bien par la demande de la société civile que le changement du modèle agricole se produira ! Le réseau familial continuera à être force de propositions et d’innovations pour répondre aux besoins et attentes des familles au plus près des territoires.

@ :ssitbon@unaf.fr
Contact : ssitbon@unaf.fr

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