Conseil économique, social et environnemental : Le rôle de la France dans une francophonie dynamique

17/01/2018

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La séance plénière du Conseil économique, social et environnemental s’est tenue le 10 janvier dernier. A l’ordre du jour de cette session figurait : « Le rôle de la France dans une francophonie dynamique ». 16 recommandations sont émises pour une feuille de route politique.

Cet avis trace la voie pour que la langue française soit une composante majeure du plurilinguisme mondial. Les enjeux sont décrits avec précision et les vecteurs d’un renouveau et d’un dynamisme de la francophonie sont clairement identifiés pour guider l’action politique, car le temps presse. Il est à souhaiter que les préconisations du CESE se retrouvent dans le plan pour la francophonie, annoncé pour ce semestre par le Président de la République.

Le présent avis fait une place importante aux questions d’éducation avec plusieurs recommandations pour que ce sujet ne soit pas abandonné des autorités, ni dans la politique de coopération, ni dans la politique diplomatique.

La recommandation n°3 retient ainsi tout particulièrement l’attention du Groupe de l’UNAF. Faire de l’éducation et du développement durable des objectifs prioritaires rejoint l’ambition de la Secrétaire générale de la Francophonie, pour qui l’éducation constitue une priorité parmi les priorités et ceci dans la perspective d’un développement durable profondément humain et d’une prospérité réellement partagée. C’est l’arme de construction massive par essence, comme elle aime à le rappeler.

Le Groupe de l’UNAF se retrouve également dans la recommandation, qui appelle de ses vœux la mobilisation des acteurs des sociétés civiles francophones pour leur engagement en faveur de l’éducation et de la formation professionnelle. Sans méconnaître l’apport indispensable de l’État comme de l’OIF dans la construction et la mise en place d’une politique linguistique, encourager un rôle accru de la société civile en faveur de l’éducation, c’est la clé de l’appropriation et du développement de la langue. Les associations ont toute leur place et un rôle à jouer pour la réalisation de cet objectif. Ce sont les acteurs incontournables aussi de la lutte contre l’illettrisme ici en France.

Enfin, le Groupe de l’UNAF soutient la nécessité de renforcer les actions en cours en faveur du numérique francophone. Le numérique présente un potentiel incontestable pour le secteur de l’éducation et de la formation, tant pour les élèves que pour les personnels éducatifs et les institutions. A condition de parvenir à dépasser la « fracture numérique », il permet à chacun d’accéder à une multitude de ressources et d’apprendre à son rythme. Au-delà, il importe de favoriser la production de contenus par les élèves eux-mêmes. Il faut que les nouvelles générations des pays francophones soient formées à être des producteurs de contenus et connaissances, afin que ces pays gagnent en visibilité sur Internet et sur la scène internationale. De nouvelles modalités de formation ou d’auto-formation, comme les CLOM (version francophone des MOOC) contribuent à l’internationalisation de l’offre de formation, ce qui peut en particulier répondre aux attentes des étudiants francophones.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

@ : cmenard unaf.fr

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