Actualités législatives du 5 au 9 février 2018 : question au Gouvernement sur le pouvoir d’achat des français

13/02/2018

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Actualités législatives du 5 au 9 février 2018 : question au Gouvernement sur le pouvoir d’achat des français

Lors de la séance des questions au Gouvernement devant la représentation nationale le 7 février dernier la question du pouvoir d’achat des français est revenue dans les débats. Retrouvez les éléments de la question et la réponse du Ministre de l’économie et des finances, M. Bruno Le Maire.

Mme Christine Pires Beaune : « Monsieur le Premier ministre, depuis le début du quinquennat, vous et votre gouvernement vous présentez sans cesse comme les champions du pouvoir d’achat. Au bout de huit mois, l’heure du premier bilan est venue et, malheureusement, force est de constater que les promesses ne sont pas tenues : la réalité vécue par la très grande majorité des Français depuis le 1er janvier est tout autre. Après la baisse des allocations familiales, ils subissent désormais de plein fouet la hausse du gazole et de l’essence, des péages, des cigarettes, du forfait hospitalier, des mutuelles, des assurances, du gaz, de l’électricité, et enfin celle du fioul, de plus de 12 % en moyenne".

M. Thibault Bazin : « Sans oublier la diminution de la PAJE ! »

Mme Christine Pires Beaune : "Toutes ces hausses, qui percent le porte-monnaie de nos compatriotes, vous ne les avez pas intégrées dans votre prétendu simulateur du pouvoir d’achat. Ce simulateur, c’est de la poudre de perlimpinpin ! Vous répétez, comme s’il s’agissait d’une martingale, que la réforme des cotisations sociales va permettre à 21 millions de salariés de voir leur salaire net augmenter. Mais ce gain ne permet pas de couvrir l’augmentation du coût de la vie pour l’immense majorité de nos concitoyens. Je ne prendrai qu’un seul exemple : celui d’un ouvrier métallurgiste clermontois qui perçoit, en janvier, 10,58 euros de plus pour un salaire net de 1 573 euros. Et que dire des retraités, dont les courriers de protestation, qui laissent transparaître leur angoisse, envahissent nos permanences, et qui perdent du pouvoir d’achat à cause de la hausse injuste de la CSG ? En même temps, monsieur le Premier ministre, des cadeaux sont faits aux plus aisés, grands gagnants de votre réforme fiscale, avec l’instauration de la flat tax et la suppression de l’ISF. Pour eux, c’est vrai, la promesse est tenue – et même bien tenue : ils économisent des dizaines de milliers d’euros, voire des millions, pour une poignée d’entre eux. Tous vos éléments de langage, toutes vos simulations insincères n’y changeront rien, car nos concitoyens savent très bien compter. Dans leur très grande majorité, ils subissent désormais très concrètement une détérioration de leur pouvoir d’achat.
Ma question est simple : monsieur le Premier ministre, quand allez-vous enfin prendre des mesures justes en faveur du pouvoir d’achat pour tous ?"

M. le président. La parole est à M. le ministre de l’économie et des finances.

M. Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances : « Madame la députée, je vois que vous pouvez compter, de manière surprenante, sur le soutien de la partie droite de l’hémicycle. Cela en dit long sur le désarroi de certaines familles politiques, sur leur incapacité à se renouveler, à imaginer un monde différent et une France qui se reconstruit.
Oui, madame la députée, nous augmentons les taxes sur le tabac, et nous l’assumons, parce que c’est une politique de santé publique nécessaire pour le pays. Oui, nous augmentons la fiscalité sur le diesel pour faire converger son prix avec celui de l’essence, parce que rien ne justifie que le diesel soit moins cher que l’essence. Oui, nous assumons de baisser la fiscalité sur le capital, et je vois que la partie droite de l’hémicycle n’est même pas capable d’en reconnaître le bien-fondé. Cette mesure va permettre à nos entreprises d’inventer, d’innover, de créer des emplois.
La vieille politique se trouve sur certains bancs de l’hémicycle, la nouvelle politique sur d’autres : je me tourne vers vous, mesdames, messieurs les députés qui incarnez celle-ci, pour vous dire que nous la conduirons avec vous, et que c’est cela qui nous aidera à reconduire la France. »

@ : cmenard unaf.fr

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