Scolarité et Handicap

Rentrée scolaire des enfants handicapés

05/09/2005

Le mercredi 31 août 2005, s’est tenue au Ministère de l’Éducation nationale, une réunion sous la présidence conjointe de Gilles de ROBIEN, Ministre de l’Éducation nationale, et de Philippe Bas, ministre délégué à la sécurité sociale, aux Personnes âgées et aux Personnes handicapées sur la préparation de la rentrée scolaire des enfants handicapés.

Y. Lévêque, administrateur UNAF en charge du dossier « handicap » représentait Hubert Brin, Président de l’UNAF.

Un numéro Azur ainsi qu’une cellule téléphonique ont été mis à disposition des parents désireux de recevoir des informations : Il s’agit du : 0 810 55 55 01.

La présence des deux Ministres et leur volonté de collaboration ont été saluées avec satisfaction par les représentants des Associations de Parents et d’Adultes handicapés.

Monsieur de Robien a annoncé que cette rentrée, (année de la sortie de la loi), a été placée sous le signe de l’égalité des chances. En effet, l’événement de cette rentrée est le droit de tout enfant handicapé à être inscrit dans l’école de son quartier (principe énoncé par la loi de février 2005). Une circulaire parue le 22 août et présentée notamment à tous les recteurs d’académie se rapporte au droit à l’inscription.

Pour l’entrée en école maternelle, eu égard au nombre important d’enfants inscrits, 8000 contrats aidés seront mis à la disposition des enseignants recevant des élèves handicapés. Ces contrats aidés ne se substitueront pas aux auxiliaires de vie scolaire (plus de 800).

- les « contrats aidés » sont recrutés via l’ANPE et ne dépendent pas de l’Education nationale. Ce sont des jeunes, pas nécessairement formés, non titulaires du baccalauréat mais de préférence munis d’un BEP sanitaire et social qui pourront, par cet emploi, perfectionner leurs compétences et, ultérieurement, obtenir un emploi stable. Ils seront « au service » des enseignants alors que les auxiliaires de vie scolaire et les auxiliaires de vie universitaire sont au service des élèves et des étudiants handicapés.

L’UNAF est intervenue pour rappeler que la vocation des responsables associatifs est d’être à l’écoute des familles et qu’en conséquence, il serait souhaitable qu’une collaboration formelle s’établisse entre les responsables du centre de formation de Suresnes, qui transmet les informations aux parents, et les Responsables associatifs.

Est annoncée par les Ministres, la constitution de groupes de travail ayant pour objet d’améliorer la scolarisation.
Le Haut Conseil de l’Éducation se réunira pour traiter de la formation des maîtres. En effet, une grande inquiétude des associations demeure quant à la formation des maîtres recevant des élèves handicapés (formations théorique et collective, formation individuelle du maître recevant un élève handicapé dans sa classe), inquiétude également au sujet de la non-formation des « contrats aidés ».

Des incertitudes demeurent quant à la mise en application de la loi : rôle des équipes pédagogiques, des équipes de suivi et de leur place dans la Maison départementale du Handicap.

Les Associations souhaitent qu’un référent ait la responsabilité du projet personnalisé institué pour chaque élève handicapé. La rupture du suivi est souvent catastrophique pour un enfant handicapé qui passe d’un établissement dans un autre, qui passe du primaire au secondaire, du secondaire au supérieur.

Monsieur Canneva, Président de l’UNAFAM appelle les enseignants à la vigilance afin qu’ils puissent détecter les signes précoces de troubles mentaux de sorte que l’on puisse porter remède le plus tôt possible (anoréxie mentale par exemple).

Monsieur Bosc, Président de l’ANPEDA a obtenu la promesse des Ministres qu’il n’y ait pas de rupture dans le financement et l’accompagnement des étudiants après le dégagement del’AGEFIPH.

Rappel Numéro azur : 0 810 55 55 01

Pour les parents sourds d’enfants sourds, un dispositif WEB sera mis prochainement à leur disposition.

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