Services bancaires

Banques : pour un service bancaire universel

19/09/2005

Rappel des positions de l’UNAF

Les interdits de chéquiers (par suite d’un chèque sans provision non régularisé et d’un fichage à la Banque de France) sont estimés au nombre de 2 millions. Les personnes qui ont des difficultés avec leur banque et qui ne disposent pas, de ce fait, de l’ensemble des services bancaires sont de l’ordre de 5 millions.

Les banques ont une politique de tarification qui les conduit à facturer des services de plus en plus nombreux à leurs clients. C’est ainsi que les virements, les prélèvements, les retraits d’argent dans une billetterie, ...deviennent progressivement payants. Devant cette réalité et l’impossibilité de s’y opposer du fait de la liberté tarifaire qui est le principe de l’économie de marché, les Pouvoirs publics ont demandé aux banques d’étudier une tarif pour éviter l’exclusion bancaire aux consommateurs les plus fragiles. En effet, l’utilisation d’un compte bancaire est devenue indispensable pour de nombreux actes de la vie courante : percevoir un salaire ou des prestations, payer certaines dépenses de façon sécurisée, de ce fait, le taux de bancarisation est très élevé en France. C’est pourquoi les banques mettent en place une offre, réservée aux personnes en difficulté, qu’elles se sont engagées à rendre effective dès le 1er octobre 2005, ou avant pour certaines. Il s’agit d’un compte avec des moyens de paiement alternatifs pour les personnes privées de chéquiers. Mais, naturellement, ce service est payant.

L’annonce par le Premier ministre d’un « service bancaire universel », ce qui laisse entendre que ce service serait gratuit et ouvert à tous, vient troubler un principe que les banques croyaient avoir acquis : faire payer tous ses services à tout le monde !

Pour sa part, la position de l’UNAF est toujours de revendiquer un service bancaire de base offert gratuitement à tous et comportant un moyen de paiement même s’il ne donne pas accès à un chéquier. Des services plus complets, plus sophistiqués ou correspondant à une demande spécifique peuvent, en revanche très légitimement, être payants. La détention d’un compte est une obligation, les services de gestion et d’accès qui y sont associés ne sont pas nécessairement à vocation marchande.

Ce sont des services d’intérêt général dont on peut remarquer qu’ils sont financés par la masse des dépôts. Il est inadmissible de voir figurer dans un tarif forfaitisé la gestion du compte et la fourniture de RIB ! Il devient même courant de facturer la consultation de compte sur Internet alors qu’il faudrait, au contraire, favoriser ce moyen de gestion à distance.

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