Parrainage

Journée technique sur le parrainage d’enfants en France

19/12/2005

Le 6 décembre 2005, le ministère de la Santé et des Solidarités a accueilli la journée technique sur le parrainage d’enfants en France qu’il a co-organisé avec le ministère de la Justice.

Cette journée a permis de partager les points de vue du monde politique, des associations de parrainage, des chercheurs, des professionnels du champ juridique et médico-social sur le parrainage et de présenter les travaux du Comité national du parrainage présidé par Marie-Dominique Vergez, conseillère à la Cour d’appel de Paris et chargée de la vie associative.

Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille et Michel Duvette, Directeur de la protection judiciaire de la jeunesse représentant le Garde des Sceaux, ont introduit les travaux de cette journée technique en formulant le souhait de voir se développer le parrainage.

Philippe Bas a souligné l’intérêt de cet outil. La mise en place d’un parrainage offre simultanément un soutien à l’enfant et à ses parents et mobilise une solidarité entre des familles. Son action se situe dans le champ de la prévention en complémentarité du dispositif REAAP (Réseau d’Ecoute, d’Appui et d’Accompagnement à la Parentalité) mais aussi en accompagnement de mesures d’AEMO (Action Educative en Milieu Ouvert) administrative ou judiciaire.

De même, pour le Ministère de la Justice, le parrainage présente l’avantage de concilier un besoin de l’enfant et le soutien à ses parents.

Pour l’ensemble des intervenants, le parrainage permet de sortir de l’opposition si souvent mise en avant entre droit de l’enfant et droit du parent et sa place doit être réaffirmée au sein du grand débat national sur la protection de l’enfance.
Le parrainage, instrument de prévention, de lien social, d’accompagnement d’une mesure d’action éducative en milieu ouvert, d’un placement, d’une hospitalisation, d’une démarche d’insertion du jeune... s’est aujourd’hui doté d’un cadre qui repose sur « trois piliers* » :

- L’éthique : le parrainage n’est pas une suppléance parentale, mais un « bénévolat éclairé* ». Les bénévoles sont informés et non formés. Ce n’est pas une mesure éducative, le parrainage ne doit pas être codifié ;

- Des garanties de sécurisation du parrainage que l’on retrouve tout au long du guide du parrainage ;

- Une charte (Arrêté du 11 août 2005, publié au J.O d’octobre 2005) à laquelle les associations de parrainage adhérent volontairement et qui offre une garantie de qualité grâce à une démarche d’évaluation et à une harmonisation de la mise en œuvre du parrainage sur l’ensemble du territoire national.

Après ce travail de proposition d’un cadre de référence au parrainage, le Comité national va poursuivre son action pour que chacun puisse « utiliser et faire vivre ce cadre* ».
Il se réunira donc, dès le début de l’année prochaine pour :
- informer sur le parrainage,
- soutenir la recherche de parrains qui sont encore trop peu nombreux par rapport à la demande,
- recevoir les demandes d’adhésion à la charte,
- soutenir les associations de parrainage, développer les partenariats locaux...

Pour plus de renseignements sur le parrainage, sur les associations qui le mettent en place et pour retrouver la charte et le guide, vous pouvez vous référer aux sites du ministère de la Famille, du ministère de la Justice et de l’Union Nationale de Parrainage de Proximité UNAPP fondée en 2005 et qui regroupe déjà 10 associations de parrainage en France (dont "Grands Parrains - Petits Filleuls, membre associé de l’UNAF).

Accéder au site dédié au parrainage par le ministère de la Justice

Le guide du parrainage est disponible sur le site www.famille.gouv.fr

* expression de Mme Vergez

Haut de page