Commission "Exclusion" de l’Uniopss

Point sur la "flexisécurité" au Danemark

15/05/2006

L’UNAF a participé le 2 mai 2006 à la Commission de lutte contre la pauvreté et l’exclusion de l’Uniopss.

Cette rencontre a été l’occasion, pour Jean-Claude Barbier Directeur de recherche CNRS, membre du conseil de prospective de l’Uniopss de faire un exposé sur le système de « flexisécurité », mis en œuvre par le Danemark.

Ce système dépend à la fois de la flexibilité du marché du travail et de la sécurité des travailleurs. Trois éléments composent ce système : protection sociale notamment pour les plus bas salaires, politiques de l’emploi très développées et acceptation sociale.

Ce système reconnu d’organisation du travail, s’il repose sur un échange « donnant donnant » doit être aussi accepté conventionnellement des partenaires sociaux.

Il nécessite un contrat tacite des employeurs et des salariés, contrat basé sur une politique active d’accompagnement et de qualification par la formation afin de rendre possible et soutenable la mobilité.

L’absence de concept de précarité implique que les acteurs individuels y trouvent leur compte (et fassent confiance) et que le groupe social l’accepte collectivement en permettant des contreparties et responsabilités telle que la requalification.

Les différences exsistantes entre le Danemark et la France relatives au temps de travail à temps partiel ont été spécifiées par l’intervenant ainsi que celles relatives aux prises en charge (ou non) par les prestations, des personnes sans emploi.

Les questions et remarques des participants ont porté sur :

- la montée mal perçue des situations de précarité et des sous-statuts dans l’emploi ;
- l’existence d’effets positifs à la mise en place de contrats aidés en France et du RMI (via l’insertion)
avec toutefois la montée de statuts dérogatoires à la norme représentée par le CDI.

En fin de rencontre, ont été abordées la préparation de la rencontre entre le collectif Alerte et le Premier ministre prévue le 5 mai 2006 ainsi que la préparation de la rencontre prévue ensuite avec les partenaires sociaux autour des questions de l’emploi et des personnes défavorisées.

Un bilan a ensuite été dressé sur la Conférence de lutte contre l’exclusion du 10 avril 2006 où les résultats des travaux régionaux ont été très largement et positivement appréciés.

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