Commission Exclusion de l’Uniopss

Présentation de la "rencontre de prospective" organisée par l’Uniopss le 21 novembre 2006 et du rapport de l’IGAS sur la décentralisation du RMI

13/11/2006

La commission de lutte contre les exclusions de l’UNIOPSS, au sein de laquelle l’UNAF siège, s’est réunie le 23 octobre 2006.

Ce fut l’occasion pour l’UNIOPSS de présenter la
« rencontre de prospective » qu’elle organise le 21 novembre 2006 en liaison avec la commission de lutte contre les exclusions.

Cette rencontre, qui tiendra compte des principaux enjeux sociaux liés aux évolutions démographiques (naissances et départs en retraite) et économiques, s’inscrira dans la perspective de « re-questionner » le concept de solidarité en lien avec le réseau associatif :

- à partir de quelles situations sociales, de quelles valeurs, de quels constats sur les solidarités les associations peuvent-elles s’appuyer pour nourrir la réflexion et apporter des réponses en terme d’amélioration ?

- quelle est la façon dont les acteurs s’emparent de ce concept en faisant le lien avec l’application des principes fondamentaux constitutionnels : liberté, égalité, fraternité.

Pour les membres de la commission, cette rencontre devra s’inscrire dans le contexte des politiques européennes en cours.

Les représentants des associations ont insisté sur l’attente forte de reconnaissance des requêtes des usagers (personnes en difficulté) à prendre en compte et sur le rôle à valoriser du secteur de l’insertion, en tant qu’outil social.
Ils ont souligné l’absence d’évaluation de l’impact des mesures prises en lien avec les associations de solidarité et posé la question de la place de la politique sociale parmi les autres politiques.


La présentation du prochain rapport de l’IGAS a fait l’objet d’un second point.
Ce rapport porte sur la décentralisation du RMI et fait état de l’augmentation très lente des contrats associés au secteur marchand par rapport aux autres contrats.

Le rapporteur a souligné l’éventualité de la dissociation qui serait à envisager entre l’insertion et le droit au RMI posant ainsi la question de la dispense d’insertion en direction d’un certain public.

Ce rapport réaffirme la nécessité d’un État garant, en lien avec les départements et réseaux (meilleure transparence, circulation des analyses et informations).

Les associations représentées ont posé la question de la connaissance des dispositifs et de celle des droits y compris par les acteurs locaux, de l’accompagnement et de l’insertion indispensables, du passage au droit pas toujours effectif à l’assurance vieillesse des bénéficiaires du RMI, des effets à mesurer de l’accompagnement social sur ceux qui n’en bénéficient pas ou moins, des suivis des parcours d’insertion.

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