Communication

Baisse des taux de l’épargne populaire : perspectives incertaines

21/07/2003

l’UNAF analyse la baisse du taux de rémunération des livrets d’épargne comme un message contradictoire en direction des familles et des personnes.

En effet pour une très grande majorité de celles et ceux qui utilisent ce dispositif, il s’agit moins d’un placement financier à proprement parler que d’une précaution de bonne gestion de leurs revenus. Cette baisse est donc interprétée comme une incitation à moins épargner, une incitation à consommer y compris par le moyen de l’emprunt, d’autant que les taux du crédit sont plus faibles. Dans le même temps des mesures sont prises à juste titre, et l’UNAF les soutient, pour aider les familles surendettées et prévenir le surendettement, ce qui condit inévitablement à insister sur les vertus de l’épargne.

Cette décision du gouvernement, pour l’UNAF, apparaît mal venue dans ce contexte.

Par ailleurs, l’argent ainsi dégagé par la baisse des taux réglementés n’irait pas exclusivement au logement social mais serait également mis au service de grands projets d’infrastructures. Face à cette orientation, l’UNAF rappelle que le logement social et la politique de la ville sont des priorités reconnues et affichées, et souhaite que des moyens financiers complémentaires y compris du budget de l’Etat soient mis à disposition de ces enjeux.

Quant au taux du Livret d’epargne populaire (LEP), il ne devrait être affecté qu’en août 2004. L’UNAF demande que pour ce produit destiné aux français les plus modestes un différentiel positif toujours significatif soit conservé (par les mécanismes de révision annuelle annoncés par le gouvernement) par rapport au taux d’inflation.

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