Conférence Intergouvernementale européenne

Le soutien aux familles doit être un objectif européen

23/07/2007

Illustration article

La Conférence intergouvernementale (CIG) qui s’ouvre les 23 et 24 juillet 2007 doit parachever et adopter le nouveau Traité de l’Union européenne. L’Union nationale des associations familiales a écrit au Président de la République et au Gouvernement pour qu’ils demandent que, parmi les objectifs de l’UE, une référence explicite soit faite au soutien de la vie familiale.

A l’initiative de la Confédération des organisations familiales de l’Union Européennes (COFACE), de nombreuses associations familiales d’autres membres de l’UE ont adressé la même demande au gouvernement de leur pays.

Le Président de l’UNAF a adressé cette lettre à M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, à M. François Fillon, Premier Ministre, à M. Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères, et à M. Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes.


Le Sommet européen des Chefs d’Etat et de Gouvernement, qui s’est tenu à Bruxelles les 21-22 juin 2007, a décidé de lancer une Conférence intergouvernementale (CIG) pour parachever et adopter le nouveau Traité de l’Union européenne.

La tenue de cette CIG, qui doit s’ouvrir les 23-24 juillet prochain, lors de la réunion du Conseil Affaires générales/Relations extérieures, est cruciale pour l’avenir de l’Europe. Elle se basera sur le projet élaboré par la Convention, qui y a oeuvré pendant un an et demi, projet amendé par le récent Sommet.

L’Union nationale des associations familiales souhaite saisir cette occasion pour demander que, parmi les objectifs de l’Union européenne, une référence explicite soit faite au soutien de la vie familiale.

En effet, soucieux de l’avenir démographique de l’Union et de ses Etats membres, au Sommet précédent - le 8 mars 2007 -, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont, à l’unanimité, décidé la mise sur pied d’une Alliance européenne pour les Familles. Cette Alliance a été confirmée au Sommet des 21-22 juin. Tous les Etats membres s’accordent pour défendre l’idée de soutenir les familles par des « family friendly policies ».

Il apparaît donc que l’UE a un rôle de coordination, de promotion et d’échange à jouer, dans le domaine familial, sans pour autant que ses compétences en cette matière soient élargies.

Il y a effectivement une relation incontestable entre la vie familiale et les objectifs d’égalité entre les femmes et les hommes, de solidarité entre les générations et de protection des droits des enfants, tels qu’ils sont repris dans le projet de Traité actuellement sur la table.

Nous nous permettons, par conséquent, de proposer qu’à l’article 3 de ce projet - Les objectifs de l’Union, soient ajoutés, au point 3, § 2, les mots en gras ci-dessous :

« Elle combat l’exclusion sociale et les discriminations, et promeut la justice et la protection sociales, l’égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité entre les générations et la protection des droits des enfants et le soutien de la vie familiale . »

En effet, tous les sondages font apparaître que la vie familiale est une des premières valeurs des citoyens européens et ce quel que soit le modèle de famille qu’ils ont choisi. La prise en compte par l’Union de la dimension familiale contribuera donc nécessairement à la rapprocher de ses citoyens, jusque dans leur vie quotidienne.

Plusieurs politiques et initiatives importantes de l’UE ont déjà un impact considérable sur la vie des familles européennes, en tant que groupes spécifiques. Avec l’élargissement, cette influence touche de plus en plus de familles.

En très bref, voici quelques exemples :

- La libre circulation des personnes
Cette politique a des conséquences évidentes sur la vie familiale : droits sociaux, emploi, éducation, logement,...

- L’égalité des chances, notamment entre femmes et hommes
A travers les besoins en services et en temps des familles, la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale est une des clés de la réussite des politiques d’égalité des chances. Le rôle de l’homme dans la famille en est d’ailleurs un aspect important, avec ce que cela implique comme mesures d’organisation du travail professionnel.

- La lutte contre les discriminations
Derrière chaque personne discriminée, il y a très souvent toute une famille qui souffre de cette discrimination.

- La lutte contre l’exclusion sociale et la pauvreté
Ce sont des familles entières qui sont touchées. En outre, la lutte contre la pauvreté des enfants passe, dans la grande majorité des cas, par le soutien à leurs parents.

Il existe beaucoup d’autres domaines où la dimension familiale est primordiale : en matière de droits fondamentaux, de consommation, de santé, de services d’intérêt général,...

Inscrire le soutien à la vie familiale parmi les objectifs de l’Union permet, par conséquent, de répondre aux attentes des Européens et correspond à l’évolution souhaitée par les Etats membres.

A titre d’information, je me permets d’ajouter que l’Union nationale des associations familiales vient de décider d’axer sa réflexion pour les années à venir sur « les familles et l’Europe : pour construire l’avenir ». Ce thème a été retenu pour le rapport moral et d’orientations de l’Institution familiale pour les années 2008-20l0.

Nous vous remercions vivement du soutien que vous pourrez apporter à notre demande et vous prions de bien vouloir agréer, (...), l’expression de notre très haute considération.

François FONDARD

Haut de page