Rentrée universitaire 2007-2008

Logement étudiant : soulager l’effort des familles reste une urgence.

23/08/2007

Le logement étudiant pèse lourd dans le budget des familles. Selon l’enquete "Conditions de vie" de l’Observatoire de la Vie Etudiante, 57% des étudiants vivaient en 2003 ailleurs que dans un logement familial (domicile parental, autres membres de la famille, ou logement vide possédé par les parents). Cette décohabitation, souligne l’OVE, " obéit moins à un besoin d’indépendance qu’à des contraintes imposées par la poursuite des études". Un étudiant doit souvent aussi changer de résidence en cours de cursus, les établissements offrant les spécialisations choisies ne se situant pas toutes au même endroit du territoire.

Ces étudiants "décohabitants" payaient un loyer moyen de 347 euros mensuels en moyenne (434 en région parisienne et petite couronne). La même étude souligne que les parents contribuent en moyenne pour un tiers aux ressources monétaires des étudiants (ressources qui représentaient alors en moyenne 582 euros par mois). La contribution est de 50% lorsque les étudiants ont moins de 20 ans. Le poids direct du logement d’un étudiant sur le budget des parents est très conséquent.

La hausse continue des prix immobiliers depuis 2003 n’a pu qu’accentuer cette tension. La vague 2006 de l’enquête triennale de l’OVE sur les conditions de vie étudiante sera disponible en octobre 2007 (selon le journal Le Monde). Elle devrait permettre de mesurer plus précisément l’évolution de cette crise.

L’UNAF avait exprimé sa satisfaction d’un premier geste en faveur des familles en 2006 avec le lancement d’Aline, allocation annuelle de 300 euros destinée aux étudiants boursiers sur critères sociaux bénéficiant pour la première fois d’une aide au logement. Un nouveau plan d’action étant à l’étude (selon le journal La Tribune du 21 août 2007), l’UNAF souhaite à nouveau formuler plusieurs de ses propositions :

- Que le parc public dédié aux étudiants soit accru et rénové, et qu’à ce titre, les engagements des pouvoirs publics soient tenus. Seuls 13% des étudiants vivent en résidence universitaire (pour une dépense moyenne de 229 euros mensuels charges comprises). Le Plan issu du rapport Anciaux et arrêté au printemps 2004, prévoyait que, d’ici 2014, 50 000 nouvelles chambres soient construites, et 70 000 rénovées (soit respecivement une moyenne de 5000 et 7000 places par an). Or seuls 2312 nouvelles places ont été créées en 2006 (1820 en 2005) et 4326 rénovées (4700 en 2005) (chiffres CNOUS). Le plan prend donc beaucoup de retard. L’UNAF se félicite à ce titre que Mme Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement Supérieur, souhaite faire un bilan complet du plan Anciaux (La Tribune, 21 août 2007).

- Que tous les étudiants, et non uniquement les boursiers, puissent bénéficier du Locapass, qui permet, à la rentrée, de ne pas avoir à verser un dépot de garantie conséquent, bien souvent directement financé par les parents. L’UNAF se réjouit que cette proposition soit à l’étude actuellement.

- Que le calcul de l’Allocation de Logement à caractère Social (ALS) dont un étudiant peut bénéficier demeure toujours strictement indépendant du niveau des ressources de ses parents.

- L’UNAF souhaite souligner que la décohabitation des étudiants s’accompagne de frais de transports souvent coûteux : elle souhaite le maintien du bénéfice de la carte familles nombreuses au-delà de 18 ans, et une mofidication des conditions d’éloignement dans le calcul des bourses.

Voir aussi :
- Allocation d’installation étudiante : un peu d’oxygène pour les familles des étudiants

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