Logement social

68ème Congrès HLM : déclaration de l’UNAF

25/09/2007

Le 68ème Congrès de l’Union sociale pour l’habitat s’est tenu à Lyon du 18 au 20 septembre 2007 sur le thème « Répondre à des besoins reconnus par tous : nouvelles exigences, nouvelles ambitions ».

Éric Comparat, Administrateur de l’UNAF et Président du Département Habitat et Cadre de vie, s’est exprimé à la tribune du Congrès en insistant sur le rôle incontournable du logement social dans la politique du logement au service des familles. Il a rappelé que le droit au logement opposable doit être un droit au logement pour tous dans le cadre d’un parcours résidentiel.


DÉCLARATION DE L’UNAF
par Éric Comparat, Président du Département Habitat et Cadre de Vie
Congrès de L’Union Sociale pour l’Habitat
Lyon - 18, 19 & 20 septembre 2007

Monsieur le Président,
Monsieur le Délégué Général,
Mesdames et Messieurs,

Pour l’Union Nationale des Associations Familiales, le logement social est un acteur incontournable de la politique du logement au service des familles. À ce titre, il doit être reconnu comme une priorité nationale pour répondre aux besoins en logements des familles, notamment des plus fragiles, même s’il ne doit pas être le seul, dans le souci d’une plus grande mixité sociale.

Le Mouvement HLM, aidé par la puissance publique, se doit de produire massivement des logements à vivre pour les familles ; des logements de qualité à prix abordables qui prennent en compte les besoins en terme d’école, de transports, d’équipements et de services.

Les aides à la pierre doivent être renforcées pour développer la production d’une offre nouvelle, mais aussi pour poursuivre la politique d’amélioration de la qualité des logements existants, dans une approche qui inclut la dimension de développement durable, en maintenant des niveaux de loyers abordables. Il faut favoriser l’efficacité des dispositifs d’aides pour une meilleure complémentarité entre aide à la pierre et aide à la personne dans l’objectif d’une modération des loyers, sans remettre évidemment en cause la qualité du logement.

Les aides personnelles doivent participer à la mixité sociale et sociétale dans le logement. Par leur nature, elles permettent à chacun l’accès au logement locatif social ou privé, mais aussi l’accession sociale à la propriété. Elles doivent permettre aussi une meilleure répartition spatiale et un accompagnement à la décision de mobilité résidentielle.

Concernant la vente des logements HLM, l’UNAF ne peut pas s’inscrire dans une position de principe. L’accession à la propriété doit être préparée dans un projet de vie et ne se décrète pas. Nous ne sommes pas opposés à l’étude, au cas par cas, par organisme, de l’analyse de son patrimoine et de l’opportunité ou la justification de vendre des logements quand les familles y vivant aspirent à la propriété. Mais, nous ne pouvons pas cautionner une vaste opération de vente a priori, alors que le manque de logements à prix abordable est criant ou que l’on choisirait uniquement de se débarrasser du parc de mauvaise qualité.

Nous rappelons que la politique du logement doit être une politique d’égalité et donc de non discrimination face au droit au logement, dans le respect des différences, en fonction des situations financières, personnelles, familiales et professionnelles. De ce fait, la question du logement des personnes en situation de fragilité, ne doit pas être dissociée de la politique générale du logement et de l’habitat. Celle-ci appelle donc des mesures de portée générale, le développement d’une offre diversifiée de logements, qui doivent être complétés, en tant que de besoin, par des mesures spécifiques et ciblées au niveau local.

L’UNAF sera particulièrement vigilante sur l’impérieuse nécessité de ne pas opposer les catégories d’individus et de familles. Le droit au logement opposable doit être un droit au logement pour tous dans le cadre d’un parcours résidentiel.

Aussi, avant de saisir le dispositif DALO, c’est le droit commun qui s’applique et les Commissions d’attribution ont un grand rôle à jouer. C’est pourquoi nous continuons à revendiquer la place des UDAF dans les Commissions d’attribution de par la spécificité de l’Institution familiale qui a une approche globale de la famille et de représentation de toutes les familles (des exclus à ceux qui accèdent à la propriété, des urbains aux ruraux, des familles étrangères, etc.). Les UDAF peuvent ainsi apporter une vision spécifique, une « valeur ajoutée » qui leur est propre, liée à la connaissance globale qu’elles ont des réalités familiales et ce, à travers les nombreux services qu’elles gèrent en direction des familles et des représentations diverses qu’elles assument.

Plus que jamais, dans ce contexte de grave crise du logement, le logement social doit être le bras armé des politiques publiques en matière de logement. L’UNAF continuera à accompagner et soutenir le Mouvement HLM, de façon responsable, sans complaisance, pour relever ce défi au service des familles de notre Pays.


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