Communiqué de presse n° 1.14.05.04

A propos du "mariage" homosexuel

14/05/2004

Suite aux récentes déclarations d’un certain nombre d’élus politiques relatives au mariage des homosexuels, l’Union nationale des associations familiales tient à réaffirmer les positions qu’elle a toujours soutenues de façon quasi unanime.

Le mariage n’est pas seulement l’officialisation de l’amour que peuvent se porter deux personnes ni encore moins un simple contrat de vie à deux, il est une institution républicaine officialisant l’engagement d’un homme et d’une femme devant la société et envers elle. Il est aussi, en vertu de l’article 203 du Code civil, l’expression de la présomption de paternité et de maternité. Ainsi, le mariage ne concerne pas seulement les unions, il interfère aussi dans la filiation.

L’intérêt supérieur de l’enfant lui confère le droit fondamental à avoir un père et une mère lui assurant affection, éducation et soutien. Sa construction psychique ne peut trouver sa plénitude sans la confrontation à l’altérité des sexes.

Ayant déjà affirmé notre opposition à l’ouverture de l’adoption et des procréations médicalement assistées aux couples homosexuels, en cohérence, l’UNAF ne saurait accepter une modification des textes relatifs au mariage.

Enfin, dans une société au sujet de laquelle nombreux sont ceux qui s’inquiètent de l’effritement des repères du mieux vivre ensemble, répondre par l’affirmative à une telle demande ne vient qu’ajouter à la confusion.

Pour l’UNAF, le désir ne crée ni ne justifie le droit.

La reconnaissance des unions homosexuelles ne peut se traiter dans la précipitation et la polémique et nécessite l’ouverture d’un grand débat de société d’ailleurs réclamé par l’UNAF depuis longtemps et prenant notamment en compte l’évaluation qui pourra être faite du PACS.

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