Communiqué de presse n°13.30.06.08

L’UNAF apporte son soutien à la ministre de la santé dans sa lutte contre l’obésité

30/06/2008

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L’UNAF tient à signifier son soutien à la Ministre de la santé dont les projets de mesures sont en cohérence avec la charte européenne sur la lutte contre l’obésité. « L’épidémie d’obésité a un caractère réversible précise cette charte, nous ne pouvons y parvenir qu’en intervenant sur tous les plans… ». Or l’allègement des pressions marketing et publicitaires est un moyen incontournable pour stopper les effets délétères qu’elles ont sur la santé des enfants.

En février dernier, la Ministre de la santé avait annoncé sa volonté de supprimer certaines publicités alimentaires en direction des enfants durant les programmes qu’ils ont l’habitude de fréquenter. Préférant le dialogue et la concertation à des mesures plus contraignantes elle avait invité les acteurs concernés à se retrouver afin de construire ensemble un cadre d’engagement acceptable par toutes les parties.

L’initiative de la Ministre de la santé a été accueillie positivement par l’UNAF qui a pris part aux travaux du groupe de travail. « Plus de 60 % des enfants demandent à leurs parents d’acheter ce qu’ils ont vu à la télévision a précisé la Ministre lors de son discours d’ouverture des travaux. Et plus de 90 % de leurs parents admettent ne pas savoir leur refuser. » Il n’est pas inutile de rappeler ces propos car, s’il est reconnu que les causes de l’obésité sont multifactorielles, il est incontestable que la publicité influence sensiblement les choix et les comportements de consommation des enfants et de leurs parents.

Des propositions positives ont émané de ce groupe de travail. Les professionnels de l’agro-alimentaire ont accepté d’éliminer des messages publicitaires les produits particulièrement nocifs à la santé des enfants (principalement les aliments gras, salés et sucrés).

Le projet d’encadrement de la publicité proposé par la Ministre de la santé répond à des objectifs de santé publique, il est par conséquent à considérer comme une priorité. Toute mesure qui viserait à l’amoindrir ou à le vider de sa substance au profit d’intérêts exclusivement économiques irait à l’encontre du devoir de protection des enfants.


Photo par Skampy - Creative Commons CCBY - Source Flickr

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