Communiqué de presse n°22.15.10.08

Le logement social doit être au cœur de la politique du logement pour répondre aux besoins des familles

15/10/2008

Alors que débute au Sénat, le parcours parlementaire du projet de loi de « Mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion », l’Union nationale des associations familiales tient à rappeler quelques grands principes qui fondent son action dans le domaine de la politique du logement pour les familles.

Le logement social est, et doit rester, la clef de voûte, le socle de toute politique du logement. Aussi, pour l’UNAF affaiblir les moyens accordés au logement locatif social serait catastrophique pour les familles et l’accès au logement du plus grand nombre. Il y a une proportion trop faible de logements HLM « très sociaux » ou « à loyers économiquement accessibles » et les moyens annoncés ne sont pas à la hauteur des besoins des familles et des enjeux de cohésion sociale.

L’UNAF a toujours affirmé que l’objectif de l’article 55 de la loi SRU n’est pas de fixer le pourcentage de logements sociaux dans une commune mais de déterminer la base minimale qui permet de participer à la solidarité nationale. Les enjeux du droit au logement opposable renforcent encore cette notion de base minimale qu’il convient déjà d’augmenter pour un droit au logement effectif de tous les citoyens et de toutes les familles. Intégrer l’accession sociale à la propriété dans ce dispositif, comme le prévoit le projet de loi, ne peut se concevoir qu’en augmentant significativement ce pourcentage et en limitant dans le temps la prise en compte de l’accession.

L’accession à la propriété, même si elle est une aspiration forte des familles, ne peut pas être uniquement une injonction idéologique mais doit s’inscrire dans un projet de vie, d’autant plus qu’il n’y a plus aujourd’hui de parcours résidentiels normés.

L’UNAF rappelle également que l’amélioration énergétique des logements du parc existant (social et privé) doit être une grande priorité nationale, car les familles ne pourront pas faire face à l’augmentation des charges non maîtrisées.

Enfin, le « vivre ensemble » nécessite un équilibre de mixité de population dans les villages, les cités, les quartiers, les immeubles. Cette mixité ne doit pas être abordée selon le seul axe social. Pour l’UNAF, il faut placer l’intergénérationnel au cœur de toutes les politiques publiques et en particulier dans le domaine de la politique du logement.

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