Communiqué de presse n°23.17.10.08

Familles et téléphones mobiles : le principe de précaution

17/10/2008

L’UNAF prend acte des premiers résultats de l’enquête épidémiologique INTERPHONE, enquête coordonnée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) et qui laissent apparaître un risque accru de développement de certains cancers chez les utilisateurs intensifs du téléphone mobile.

Ces premiers résultats font suite à la décision de la cour de justice du Tribunal de grande instance de Nanterre de condamner un opérateur à démonter des antennes relais de téléphonie mobile. L’UNAF regrette que les associations n’aient pas été invitées aux réunions de compromis organisées par le ministère de l’économie numérique sur cette thématique.

L’UNAF rappelle qu’aujourd’hui près de 80 % des français disposent d’un téléphone mobile et plus de 80 % des adolescents en sont équipés.

C’est pourquoi, par principe de précaution, l’UNAF estime que le téléphone mobile doit dès aujourd’hui faire l’objet d’une réflexion collective de santé publique et appelle d’ores et déjà les pouvoirs publics, les opérateurs et les acteurs associatifs à se rencontrer très rapidement.

Dans ce contexte, l’UNAF souhaite rappeler à l’ensemble des parents et éducateurs :

- qu’il n’est ni utile ni souhaitable que les enfants de moins de 12 ans disposent de leur propre téléphone portable,
- que l’usage du téléphone portable par les adolescents comme par les adultes doit l’être avec parcimonie et respecter des précautions particulières : utilisation du kit main-libre, privilégier l’usage lors des bonnes réceptions ou encore recours à un téléphone ayant le plus bas DAS (débit d’absorption spécifique) possible,
- que l’usage du téléphone portable doit faire l’objet d’un échange et d’un dialogue permanent entre les parents et les enfants.

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