Communiqué de presse n° 25.28.10.08

Budget 2009 : l’État doit protéger les familles des effets de la crise

28/10/2008

Les familles sont les premières affectées par les effets de la crise.

Dans les choix budgétaires que les pouvoirs publics vont prendre dans les semaines à venir au travers du projet de loi de finances 2009, l’UNAF demande que la situation des familles soit prise en compte et que les familles ne fassent pas les frais de décisions d’économies de courte vue, préjudiciables à terme à l’ensemble de la société.

L’UNAF est satisfaite de la décision adoptée par l’Assemblée nationale et soutenue par le Gouvernement, de réduire le malus écologique pour les voitures des familles nombreuses. Elle salue la volonté du Gouvernement de prendre en compte la dimension familiale dans toutes les politiques.

L’UNAF demande à la Représentation Nationale et au Gouvernement d’adopter la même logique en faveur des familles, lors des discussions sur la partie dépenses du projet de loi de finances 2009. Or, ce texte prévoit en l’état actuel une diminution de près de 30 % des crédits consentis par l’Etat en faveur du soutien aux parents.

Toutes les politiques développées en matière de parentalité, protection de l’enfance, prévention de la délinquance, prônent le soutien à la parentalité comme mesure de prévention. Tout le monde s’accorde à dire que les parents ont besoin d’être accompagnés et soutenus « pour prévenir les difficultés éducatives auxquelles ils pourraient être confrontés » (article 1 de la loi du 5 mars 2007 sur la protection de l’enfance).

Par ailleurs, le coût pour la collectivité d’une intervention de manière préventive est sans commune mesure avec le coût d’une intervention lorsque le problème est installé. Pour mémoire, le projet de budget du programme relatif aux familles vulnérables est de 15.5 millions d’euros, chiffre à comparer avec celui de l’aide sociale à l’enfance qui est de plus de 5 milliards d’euros dont 80 % consacrés à l’hébergement en établissement ou en famille d’accueil.

Les dispositifs de soutien à la parentalité, qui reposent sur des actions de proximité (Réseaux d’Écoute, d’Appui et d’Accompagnement des Parents, conseil familial, médiation familiale, parrainage, etc.) ne doivent pas être fragilisés au moment même où le Gouvernement considère important de soutenir les parents pour qu’ils puissent faire face à leurs responsabilités parentales.

L’UNAF appelle à la cohérence entre les messages adressés aux familles et la réalité des moyens proposés, et demande en conséquence que les dotations soient au minimum équivalentes à celles de l’année précédente.

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