Principe de précaution

L’UNAF a participé au colloque "Environnement Chimique Reproduction et Développement de l’enfant"

08/12/2008

Selon l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques OCDE, entre 1995 et 2020, la production mondiale de produits chimiques aura augmenté de 85 %.

Ces molécules, dont les effets sont mal connus sur l’environnement et sur la santé, risquent de se retrouver, à un moment ou à un autre de leur cycle, dans l’air que nous respirons, dans l’eau que nous buvons, ou dans les aliments que nous mangeons.

Mme Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a rappelé qu’il s’agit donc de « s’interroger sur les effets néfastes de telles substances et sur les moyens de les limiter car « c’est notre devoir, pour préserver notre environnement. C’est notre intérêt, pour protéger notre santé et celle de nos enfants ».

Face à des études scientifiques de plus en plus complètes sur ces sujets, les débats ont porté sur les effets des molécules chimiques présentes dans l’air, dans l’eau et dans les objets du quotidien, pouvant influencer la fertilité (effets des perturbateurs endocriniens), la santé des adultes (augmentation du nombre de cancers du sein et de la prostate) mais aussi et surtout, des enfants dont l’organisme, en plein développement est plus sensible encore que celui d’un adulte.

Le principe de précaution doit s’appliquer pour permettre d’informer les familles sur les comportements à adopter en attendant d’obtenir des résultats scientifiques définitifs : limitation de l’exposition des femmes enceintes et des enfants à certains produits ménagers, cosmétiques, de bricolage, de décoration d’intérieur et de jardinage.

Des mesures d’informations sont déjà vulgarisées pour informer les femmes enceintes des mesures à prendre dans leur vie quotidienne pour éviter des contaminations biologiques de leur enfant : laver les légumes ; ne pas manger de viande, ni de lait cru ; éplucher ses fruits. Ce type de conseils devrait être étendu aux risques chimiques.

Roselyne Bachelot, ministre de la santé et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie ont présenté plusieurs actions concernant directement les familles :

- Réévaluer le risque des cosmétiques pendant la grossesse et chez le jeune enfant avec l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS).

- Mener une campagne d’information à destination du grand public, des femmes enceintes ou susceptibles de l’être, mais également des professionnels de santé, dont les pédiatres, gynéco-obstétriciens et sages-femmes par l’INPES (Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé).
Cette campagne devrait mettre l’accent sur les risques potentiels liés à l’utilisation de certaines substances chimiques, notamment celles identifiées par l’expertise collective de l’INSERM, pendant la grossesse.

- Insérer dans le carnet de maternité une information sur le risque potentiel de l’utilisation de ces produits pendant la grossesse.

Il est évident que les familles sont au cœur des problèmes d’infertilité et de développement de l’enfant dont elles ressentent de plein fouet les conséquences sur leur vie intime, leurs perspectives familiales, leur équilibre psychologique et familial tout entier et doivent bénéficier d’un accompagnement et d’informations claires et fiables.

Plus d’infos

Accéder au discours de la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot

Accéder au communiqué de presse

Pour plus d’information consultez le site de l’agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail AFSSET.

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