Colloque

« Comment concilier énergie, qualité de l’air intérieur et santé »

22/12/2008

L’UNAF s’est rendue au colloque « Comment concilier énergie, qualité de l’air intérieur et santé » organisé le 4 décembre par l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur dans le cadre du salon Pollutec de Lyon.

Actuellement, le logement fait face à une révolution dans ses pratiques qui doivent permettre d’économiser l’énergie.

Les objectifs du Grenelle de l’environnement sont ambitieux. Il s’agit, d’ici 2012, de réduire la consommation énergétique des logements neufs à 50kWh/m² (contre 150 actuellement) et pour les logements anciens d’atteindre les 150 kWh/m², soit le niveau d’isolation des constructions neuves actuellement. Ces mesures, accompagnées par des aides de l’Etat pour les travaux de rénovation, représentent une avancée importante sur le plan de l’économie de l’énergie et pour la réduction du budget énergie des familles.

Dans ce contexte, les chantiers de rénovation des bâtiments anciens doivent tenir compte de la qualité de l’air intérieur qui est bien trop souvent négligée. Les fenêtres modernes, particulièrement hermétiques, l’occultation des ouvrants et des aérations, l’absence de ventilation ou le manque d’entretien des systèmes mécaniques, mais aussi et surtout le comportement quotidien des habitants doivent être pris en compte en parallèle.

De plus en plus de familles doivent faire face à des cas d’allergie (30% des personnes nées après 1980 sont allergiques), d’asthmes, de troubles respiratoires chez les nourrissons et les personnes fragilisées.

D’une façon plus générale, des questions émergent concernant les émanations dans l’air des produits chimiques utilisés pour l’entretien, le mobilier, la construction, la décoration et dans les objets du quotidien tels que les désodorisants d’intérieur. Le confinement, c’est-à-dire l’absence de renouvellement de l’air, et l’humidité sont d’autres problèmes très fréquents liés à l’habitat qui peuvent présenter des risques pour la santé des occupants : risques dus aux appareils de chauffage, l’humidité favorisant la formation de moisissures et le développement de champignons.

Tandis que la pollution de l’air extérieur est un sujet déjà ancien, sur lequel le public se sent suffisamment informé, la qualité de l’air intérieur est, comme le révèle un sondage mal connue.
Elle fait l’objet d’une demande accrue de la part de la population (sondage indique que plus de 90% des personnes en ont déjà entendu parler). Il s’agit d’un problème d’autant plus crucial que nous passons en moyenne 16.7 heures par jour à notre domicile, le reste du temps sur une journée étant principalement réparti entre les transports et le bureau ou l’école.

La qualité de l’air intérieur a été étudiée en 2008 dans le cadre d’un programme de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur et sera suivie en 2009 de programmes pour les lieux d’accueil des enfants et des jeunes (crèches, écoles, collèges, lycées et lieux de loisirs) et pour les bureaux.

Il s’agit avant tout de vulgariser sur des mesures simples du quotidien parmi lesquelles par exemple : l’ouverture régulière des fenêtres pour renouveler l’air (10 min matin et soir au minimum), l’observation attentive des produits chimiques présents dans les intérieurs, l’entretien des ventilations et des appareils de chauffage, le respect des ouvertures pour l’aération, la modération de l’usage des parfums et désodorisants d’intérieur etc.

Contact : aboisron@unaf.fr

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