Accueil du jeune enfant

PAJE : 100 000 bénéficiaires

08/10/2004

A l’occasion de la remise de la 100 000e prestation d’accueil du jeune enfant, le Premier Ministre et la Ministre de la Famille et de l’Enfance se sont rendus au Puy en Velay au centre de gestion de la PAJE. Voici le discours prononcé par Hubert Brin, président de l’UNAF.

"Monsieur le Premier Ministre,

Au nom de l’UNAF je vous exprime mes remerciements pour cette invitation à participer à vos côtés à cette manifestation d’aujourd’hui. Je l’interprète comme une reconnaissance de la participation du mouvement familial à la construction de politiques publiques adaptées aux familles de notre temps.

Parce que la PAJE se situe bien sur ce registre, c’est une belle réussite et vous pouvez légitimement être fier de ce que votre gouvernement à mis en place.

Ce résultat est issu de discussions et de négociations avec l’ensemble des partenaires dont le mouvement familial, et nous savons bien tous que la fin d’une négociation demeure toujours un compromis entre l’idéal le souhaitable et le possible.

Des engagements avaient été pris, ils ont étés tenus et la parole donnée a été respectée.

Pourquoi la PAJE, selon l’UNAF, est-elle une prestation moderne, adaptée aux familles de notre temps, et structurante probablement pour les 20 ans qui viennent ?

Tout simplement parce qu’elle répond, dans une démarche de libre choix des parents, à la nature de leurs besoins.

Si des couples considèrent que leur projet parental passe par la réduction ou la cessation temporaire d’activité professionnelle pour l’un d’eux, la nature de leurs besoins est celle d’un revenu de remplacement. Le complément de la PAJE pour retrait d’activité se situe parfaitement dans cette démarche, et ce d’autant qu’il entraîne également l’ouverture de droits propres notamment à la retraite. Il conviendra de ne pas oublier, mais je sais que c’est aussi votre préoccupation, la mise en place de dispositifs de formation pour le retour vers l’emploi.

Dans le même temps si des couples considèrent que leur projet parental passe par la continuité d’une double activité professionnelle, la nature de leur besoin est celle de la solvabilisation d’un service, solvabilisation équitable en fonction de leurs revenus, solvabilisation quel que soit le type de service choisi.

C’est plutôt cette deuxième partie qui nous rassemble aujourd’hui, et j’en dirai deux mots pour terminer, mais il me paraissait nécessaire de parler de l’ensemble car c’est bien l’ensemble qui est structurant pour la politique d’accueil de la petite enfance.

Cette partie solvabilisation d’un service comporte donc des effets sur l’emploi, cela est indéniable. Elle permet en effet d’élargir un champ d’activité professionnelle à partir duquel nombre de nos concitoyens peuvent justement retrouver le chemin de l’emploi. Elle permet aussi le retour vers des comportements plus citoyens quant à la déclaration de revenus. Elle doit permettre enfin, et à l’UNAF nous insistons sur ce point, elle doit permettre enfin une structuration d’une offre de qualité, et donc de formation pour ceux et celles qui remplissent ces fonctions.

Monsieur le Premier Ministre, je puis vous assurer que l’UNAF sera à vos côtés pour faire progresser les politiques en direction des familles car, vous le savez, la famille est le 1er maillon de la cohésion sociétale et la base absolue de la cohérence de la Nation. C’est la raison pour laquelle, comme vous, je pense que les politiques publiques doivent toujours rechercher l’équilibre entre l’individu et la famille."

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