Manifestation

L’UNAF a participé aux 5èmes Assises nationales du Développement durable

26/01/2009

L’UNAF a participé aux 5èmes Assises Nationales du Développement Durable à Lyon, les 19, 20 et 21 janvier 2009, où la question des richesses : « Trouvons la richesse, qu’est-ce qui compte vraiment pour vous ? », était au cœur de la réflexion. Dominique Allaume-Bobe, Administrateur UNAF, représentait l’Institution.

En prolongement des assises précédentes il s’agissait de s’associer pour innover, imaginer de nouvelles solutions afin de continuer à faire progresser le Développement durable, qui n’est pas (et ne doit pas être !), qu’une affaire de spécialistes.

Au contraire, il s’agit bien d’un débat intéressant l’ensemble des familles, et dont chacune et chacun d’entre nous doit s’emparer dans le but essentiel de concevoir et d’élever les générations futures en leur laissant une planète abritant 9 milliards d’humains en 2050, capable d’assurer leurs besoins vitaux (eau, nourriture, logement, santé, transport) .

Trois axes de réflexion ont été développés durant ces assises : « Changeons de cap, changeons de repères, changeons d’ échelle »

"Changeons de CAP" : Comment passer d’une société des avoirs, de consommation de masse, à une société de l’être et du bien vivre ensemble ? La création de valeur est le cœur de l’économie et elle est mesurée par le PIB (Produit Intérieur Brut) mais comment évaluer l’éducation des enfants, le travail bénévole, l’aide aux personnes âgées ?

Une Québécoise, Vivian Labrie, a proposé de mesurer la « Production Intérieure Douce » qui inclurait l’ensemble de ces aspects de richesse, non monétaires.

Par ailleurs, lorsque nous parlons de valeur, s’agit-il d’argent (valeurs monétaires) ou bien des valeurs de la société c’est-à-dire ce qui est vrai, beau, bien selon un jugement personnel plus ou moins en accord avec celui de la société (définition du petit Robert).

"Changeons de REPERES" : Pour agir autrement, il est nécessaire de diversifier les connaissances, changer de regard et d’outils. Il y a urgence mais comment procéder ? Il faudrait sortir des schémas traditionnels et du formatage et repenser les nouveaux indicateurs en gardant à l’esprit les personnes les plus pauvres afin que les nouveaux dispositifs mis en œuvre ne les pénalisent pas. Les familles –et parmi elles, les plus démunies- doivent faire entendre leurs voix.

"Changeons d’ECHELLE" : Il est urgent de proposer une nouvelle manière d’intervenir du local au global, gérer les contradictions entre globalisation et territoire local tout en assurant l’indispensable solidarité des hommes et des territoires. C’est le lieu de la gouvernance, qui permet l’acceptabilité collective des décisions car elles seront prises et validées par l’ensemble de la société (par ex. collectivités territoriales, industriels, associations, riverains, pouvoirs publics, …).

Les familles doivent s’engager dans tous les lieux de concertation (CESE, CESR, « Agendas 21 », Conseils de Développement, conseils de quartiers, …).

De nombreux ateliers, temps forts et tables rondes ont eu lieu pendant ces trois jours ainsi que la projection de films (dont « Une vérité qui dérange » de Al Gore et « Nos enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud).

Les compte-rendus de ces travaux seront prochainement mis en ligne sur www.andd.rhonealpes.fr . L’on peut déjà suivre certaines interviews de Didier Jouve, vice-président de la Région Rhône Alpes et de Patrick Viveret, philosophe, que l’ UNAF avait invité lors de l’ Université des Familles sur le Développement durable.

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