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Alzheimer : Lancement de l’appel à candidatures pour l’expérimentation des plateformes de répit pour les proches et les aidants

02/02/2009

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Paris (Focus) - 27-01-2009

La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) vient de lancer un appel à candidatures pour l’expérimentation des plateformes de répit pour les proches et les aidants des malades d’Alzheimer. Les dossiers de candidature pourront être déposés jusqu’au 13 mars prochain auprès de la CNSA qui financera les projets retenus pendant leur première année de fonctionnement, et cela dans la limite de 100 000 euros par plateforme.

Il s’agit, précise la CNSA, d’expérimenter "un dispositif qui serait construit autour d’une plateforme offrant une palette de formules de répit et d’accompagnement répondant aux différents besoins des malades d’Alzheimer et des aidants et articulées entre elles".

Cette "palette de formules" doit proposer du temps "libéré " ou "accompagné", informer et soutenir les aidants, favoriser le maintien de la vie sociale et relationnelle de la personne malade et de son aidant et, enfin, contribuer à améliorer les capacités fonctionnelles, cognitives et sensorielles des personnes malades.

Cet appel à candidature correspond à la première des mesures du Plan Alzheimer 2008-2012 présenté par le président de la République il y a pratiquement un an, le 1er février 2008. Cette mesure a pour objectif général de présenter "sur chaque territoire une palette diversifiée de dispositifs de répit correspondant aux besoins des patients et aux attentes des aidants, en garantissant l’accessibilité à ces structures".

Dans cette perspective, il est prévu d’expérimenter des formules de répit "ayant un caractère novateur et non mis en ouvre, ou alors de manière embryonnaire ou pour d’autres publics que les malades d’Alzheimer" ainsi que des dispositifs de répit existants mais ayant besoin d’être développés, ce qui constitue l’objet de l’appel à candidature que vient de lancer la CNSA. Les accueils de jour et temporaires doivent également être évalués, à partir d’un état des lieux et "afin d’en connaître les difficultés et les facteurs de réussite".

Lors des Rencontres organisées par France Alzheimer le 11 décembre dernier, Florence Lustman, qui assure la coordination du Plan Alzheimer, a dévoilé les premiers enseignements de cet état des lieux. Elle a, en particulier, révélé que sur les 986 accueils de jour recensés, 300 n’ont qu’une à deux places et seulement un peu plus de 200 ont huit places et plus.

"Cela fournit un élément de réponse aux questions que nous nous posons, a-t-elle alors précisé. On ne peut pas comparer, un accueil de jour qui offre dix à douze places avec du personnel formé avec des dispositifs qui n’en proposent qu’une ou deux et dont on ne sait pas très bien dans quelles conditions ils sont gérés".

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