Dépèche de l’agence Focus

Famille et structures de garde d’enfants : pas touche aux objectifs de Barcelone, sinon en terme qualitatif, disent la majorité des ministres

09/02/2009

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05-02-2009 21:31 /Actualisé le 06-02-2009 12:16

Bruxelles (Focus)

Les objectifs de Barcelone fixés en 2002 en matière de structures de garde d’enfants ont été soutenus et réaffirmés par la grande majorité des Etats membres, jeudi 5 février, à l’issue de la réunion informelle des ministres de la Famille à Prague et cela, d’après certaines sources, après une levée de boucliers de la quasi majorité des Etats. Ces objectifs devront même être consolidés, selon certaines sources sur place, en ce que les objectifs devraient ne plus se borner aux seuls chiffres, comme le demandait également la République tchèque, mais s’attacher tout autant à la qualité des offres de garde, qu’il s’agisse de la formation du personnel, de l’hygiène ou de la taille des établissements.

Il y a trois jours, la présidence tchèque avait créé la polémique - et provoqué une résolution du Parlement européen - en annonçant son intention de rouvrir le débat sur la pertinence des ces objectifs quantitatifs, les estimant caducs car inatteignables par les Etats membres et souhaitant mettre davantage en avant la liberté des familles de faire garder leurs enfants comme elles l’entendent.

La présidence tchèque souhaitait à travers cela consolider la reconnaissance de ces aidants informels (les mères de famille ou les proches) et de leur activité de garde de leurs enfants en tant que carrière professionnelle. Elle mettait également en avant son expérience communiste et son refus de connaître à nouveau des systèmes de crèches collectifs mais en aucun cas, répondait-elle mercredi soir au Parlement européen rétablir « la division traditionnelle des tâches », entre les hommes et les femmes.

Tous ces arguments ont été entendus jeudi, la République tchèque étant arrivée dans l’Union après 2002 et pouvant donc « légitiment poser des questions ». Mais les autres pays membres ont fait bloc, à l’exception peut être d’un seul, et rappelé que des objectifs communs de structures d’accueil devaient être maintenus tels quels « ne serait-ce que parce que ça nous encourage » à développer les offres et qu’il convient surtout, indépendamment de la liberté des Etats membres d’y arriver et de celle des familles « de donner un véritable choix aux femmes », dit une porte-parole de la Commission, « choix qui ne peut être fait si ces structures n’existent pas ».

Les Etats membres ont également voulu rappeler que l’offre, publique ou privée, de garde d’enfants constituait bel et bien un vrai levier pour l’emploi des femmes en Europe et également un moyen de lutter contre la pauvreté des familles monoparentales, assumées le plus souvent par ces mêmes femmes. A fortiori en période de ralentissement économique, notait déjà le PSE la semaine dernière.

Repère La présidence tchèque a rédigé mercredi soir une réponse en « 12 remarques » à la suite de la résolution du Parlement européen et tenu à préciser ses positions, mal comprises par le Parlement selon elles et en partie liées à son histoire d’ancien pays communiste et à sa culture.

SP/HB/HB

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