Conférence

"Crise économique, crise écologique : du Grenelle au plan de relance, quelle cohérence ?"

23/02/2009

L’UNAF a participé à Paris, le 9 février 2009, à une conférence initiée par l’association 4D, en partenariat avec Alternatives économiques et La Cité européenne des Récollets, sur le thème : "Crise économique, crise écologique : du Grenelle au plan de relance, quelle cohérence ?"
Simone Sitbon, chargée de mission, représentait l’Institution.

En présence d’une centaine de participants, quatre experts sont venus présenter leur analyse sur la crise ou, plus précisément, sur l’enchevêtrement des crises. Ils ont reconnu que nous étions dans une situation de risques mondiaux aggravés (conflits, pénurie de ressources issues du sol, changement climatique, dictature ou perte des libertés, santé, protectionnisme, ...) mais aussi à un tournant où un nouveau modèle de développement va émerger, dont il faut reconnaître que pour l’instant, personne ne sait rien, ni de son contenu, ni de la date de sa concrétisation.

Ces experts nous ont invités à réfléchir de manière globale et transversale mais aussi à se projeter à long terme et donc, à ne pas répondre, dans l’urgence et par bride, tel que l’illustre la prise de mesures actuelles dites de relance : injection de milliards aux banques, aux entreprises...

Par référence à la crise de 1929, ils ont noté deux différences : la propagation très rapide de la crise des USA à l’ensemble de la planète et la prise en compte de la question environnementale.

Toujours selon ces experts, les travaux du Grenelle de l’Environnement ont été reconnus comme un exercice méritant du Développement durable. Le Forum social de Belem, qui vient de s’achever, aurait montré la nécessité de sortir du modèle économique actuel. La question du travail est essentielle et liée à la proximité et au local : 80% des besoins vitaux sont produits sur un territoire donné : construction de logements, services à la personne, travail domestique...

L’avenir reposerait donc sur l’investissement dans des biens communs dont l’accès devrait être garanti à tous et à tous les échelons territoriaux. Une bonne articulation (régulation) entre le local et le global s’imposerait. Le développement de biens et services d’intérêt général seraient définis à partir d’une concertation démocratique avec la société civile et qui, lors de leur mise en oeuvre, minimiseraient leur empreinte écologique. Le débat a révélé que bon nombre de questions et d’incertitudes demeurent. Les experts ont recommandé de rester serein et ouvert

Actuellement, tout est remis en cause mais des solutions qui auraient fait leur preuve peuvent continuer à être appliquées à condition de bien encadrer leur application et d’y associer une gouvernance digne de ce nom.

C’est pourquoi ont pu être évoqués le retour à plus de régulation de l’Etat, une relance par une inflation momentanée,...et d’autres mesures qui appartiennent bien à des écoles de pensée économique différentes mais qui, combinées, peuvent s’avérer intéressantes.

Les experts

- P. Frémeaux d’Alternatives économiques,
- R. Lion de Greenpeace,
- A. Lipietz, député européen,
- G. Massiah du CRID.

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