Précarité énergétique

Participation de l’UNAF au débat organisé par le MEDEF : "Précarité énergétique, comment faire face ? Du curatif au préventif"

08/06/2009

L’UNAF a participé, le 4 juin 2009, à un débat organisé par la Direction du Développement durable du MEDEF sur le thème "Précarité énergétique, comment faire face ? du curatif au préventif".

La précarité énergétique concerne aujourd’hui 3 millions de ménages français et des dispositifs variés publics et privés (tarif d’électricité de première nécessité, FSL, aides ANAH, CAF,conseil général, associations,...) permettent de répondre à l’urgence mais pas de manière complètement efficiente. La tendance croissante des impayés de charges locatives se confirme en raison de la crise financière et du renchérissement du prix des énergies. Cette situation a des conséquences économiques, sociales, environnementales et de santé publique préoccupantes.

Au cours du débat, un certain nombre d’acteurs ont montré leur mobilisation. Les UDAF, en particulier au travers de leurs services tutelles et l’UNAF qui a signé la charte "Habitat précarité sociale et énergie" ont été reconnues comme des partenaires actifs de terrain. Tous ont appelé à travailler ensemble et à développer le volet prévention.

L’UNAF a rappelé que la précarité énergétique touche autant l’habitat que les transports, ce poste de dépenses étant en train de dépasser le précédant. En effet de plus en plus de familles habitent loin des centres des villes et qu’il est important d’avoir à l’esprit cette vision globale en matière de précarité énergétique.
Il y a précarité énergétique lorsque les charges énergétiques atteignent 10% du budget du foyer. La frontière entre familles pauvres et familles à revenus modestes devient alors ténue.

L’UNAF a également insisté sur les messages qu’elle porte : éradiquer la précarité énergétique ne passe pas par des solutions techniques ou financières à court terme mais bien à long terme et par un accompagnement pédagogique et social afin de savoir comment habiter.

Il est donc impératif d’établir un diagnostic du logement et de procéder par ordre de priorité : fonctionnement sécurisé du circuit électrique, toiture, fenêtres double vitrage (triple vitrage trop cher), efficacité énergétique des appareils, recours aux Energies renouvelables.
Afin que les familles ne rejettent pas les avancées ambitieuses du Grenelle et du Plan de relance relatives à la rénovation thermique des bâtiments et logements, il convient d’être particulièrement attentif à la qualité des travaux réalisés et des appareils fournis ainsi qu’aux niveaux des prix qui doivent être supportables. Un débat s’en est suivi sur les limites de l’éco prêt à taux zéro (PTZ) actuel pour les classes "pauvres", car il n’offre pas assez de garanties de solvabilité aux banques.

Une proposition de demander aux Pouvoirs publics un " éco PTZ social " accompagné et garanti par l’État a été soulevé ou à défaut un micro crédit social à taux zéro, non plus limité à 3 ans mais porté au delà, car les travaux d’isolation sont lourds.

@ : ssitbon@unaf.fr

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