Droits familiaux à la retraite

Retraite des mères : l’UNAF reçue mardi par Xavier Darcos

31/08/2009

L’UNAF défend les intérêts des familles ce mardi 1er septembre 2009 auprès du Gouvernement, pour sauvegarder les droits familiaux en matière de retraites.

Plusieurs décisions de justice ont fragilisé, au nom de la non-discrimination entre les sexes, la base juridique de la majoration de durée d’assurance vieillesse (MDA) de deux ans par enfant accordée aux mères. Le gouvernement veut réformer ce droit par la loi de finance de la sécurité sociale (PLFSS) 2010 et a entamé cette semaine des consultations avec les partenaires familiaux et sociaux. Xavier Darcos, Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, reçoit l’UNAF ce mardi 1er septembre.

La MDA a été créée en 1971 pour rattraper les retards de carrière des femmes. Elle permet aujourd’hui de rehausser en moyenne de 20% leur retraite. La MDA bénéficie, et bénéficiera encore jusqu’en 2050 selon le Conseil d’orientation des retraites (COR) à neuf femmes sur dix arrivant à la retraite. Le COR souligne que "L’absence des trimestres de MDA ferait ainsi perdre le bénéfice du taux plein à de nombreuses femmes, à âge de départ inchangé."

Les femmes perçoivent en moyenne une retraite moyenne d’un niveau de 62% de celle des hommes. Si on se limite aux seuls droits propres, c’est-à-dire hors pension de réversion et minimum vieillesse, ce niveau tombe à 40% pour les anciennes salariées du secteur privé.

Cet écart considérable ne se réduit que très lentement. Les projections du COR et de l’INSEE soulignent que la pension moyenne des salariées du secteur privé ayant aujourd’hui entre 65 et 69 ans est de moitié inférieure à celle des hommes, et se montera à 62% de celles des hommes pour celles ayant aujourd’hui entre 35 et 39 ans. Soit une réduction de l’écart d’à peine 12% en 30 ans.

L’attribution des droits familiaux issus de la MDA est fondamentale pour les familles ayant fait confiance à notre politique familiale en s’agrandissant ou en projetant de le faire. Il constitue à ce titre un enjeu majeur de politique familiale. La réduction, a fortiori la suppression de ces droits, est inenvisageable.

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