Communiqué de presse n°22.03.09.2009

Droits familiaux en matière de retraite : Priorité aux mères !

03/09/2009

Le Président de l’UNAF, François FONDARD, a été reçu le 1er septembre par le Ministre Xavier DARCOS. Dans le débat sur les droits en matière de retraite pour les mères de famille, l’UNAF qui représente l’ensemble des familles, défend leur maintien, et pose des exigences quant à leur éventuelle évolution.

Les droits familiaux de retraite, une clé de la politique familiale
La politique familiale française repose sur la prise en compte des enfants dans l’ensemble des dispositifs. Dans ce cadre, la majoration de durée d’assurance vise à permettre aux familles ayant des enfants d’avoir des durées d’assurance similaires à celles des familles sans enfant. Elle vise aussi à compenser les inégalités rencontrées par les mères de famille en matière d’évolution professionnelle, de salaire et donc de retraite.

L’UNAF est donc opposée à la remise en cause de ces droits et à toute disposition visant à faire des économies sur leur portée. Elle s’oppose à toute disposition qui pénaliserait les mères et demande au gouvernement de TOUT faire pour maintenir les huit trimestres de Majoration de Durée d’Assurance accordés aux mères de famille.

Les 4 exigences de l’UNAF pour protéger les mères
Si pour des raisons juridiques, une évolution du dispositif s’avère nécessaire, l’UNAF pose 4 exigences :

- Maintien d’une durée d’assurance de 2 ans par enfant, compte tenu de l’effort et de l’investissement consenti par les familles pour la naissance et l’éducation de leurs enfants.
- Rattachement de ce droit à la maternité. La réalité de l’implication des mères dans la naissance et la prise en charge des enfants, et ses incidences sur leur activité professionnelle, justifie pleinement que l’attribution de ce droit revienne en priorité aux mères de famille. Une durée minimale de 4 trimestres doit leur être automatiquement attribuée à la naissance de l’enfant.
- Priorité aux mères de famille, tout en facilitant le partage des responsabilités parentales. Sur la totalité des huit trimestres, si une part peut être attribuée au père, ce doit être au libre choix du couple, jamais sans l’accord de la mère et en cas d’absence de choix, ou de désaccord, toujours au bénéfice de la mère. Par ailleurs, en cas de veuvage, l’UNAF considère que la part initialement destinée au père ou à la mère doit revenir au parent survivant.
- Accès aux mères quelle que soit leur situation par rapport à l’emploi. Ces droits doivent être attribués aux mères qui ont suspendu leur activité professionnelle, comme à celles qui ont mené leur carrière professionnelle sans interruption. L’UNAF est défavorable à l’introduction d’une condition d’interruption d’activité professionnelle, qui reviendrait à pénaliser les femmes qui ont poursuivi leur activité tout en assumant leurs charges de famille.

Elargir ces droits aux mères de famille qui en sont écartées
L’UNAF profite de l’ouverture de ce débat pour demander que ce dispositif s’élargisse aux mères qui ne sont pas dans le régime général et qui n’en bénéficient pas.

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