CESE

Débats au CESE : Infrastructures et développement durable des territoires

28/09/2009

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Le Conseil Économique, Social et Environnemental, s’est réuni en assemblée plénière les 22 et 23 septembre 2009. Etait inscrite la question suivante :
- Infrastructures et développement durable des territoires : un autre regard, une nouvelle vision, rapporteur M. Daniel Tardy au nom de la section des Economies régionales et de l’aménagement du territoire.

DECLARATION ECRITE DU GROUPE DE L’UNAF (annexée au Journal Officiel)

L’autre regard ou la nouvelle vision, qui nous est proposé dans le présent avis sur les infrastructures de transport respecte un juste équilibre entre l’économique, l’environnemental et le social, les trois piliers du développement durable sans favoriser une dimension au détriment d’une autre. Il vise à l’émergence d’un cercle vertueux entre croissance et protection de l’environnement, fondement d’un nouveau modèle de croissance pérenne, robuste et attentive aux équilibres fondamentaux.

Le Groupe de l’UNAF partage donc dans leur ensemble les propositions faites mais souhaite porter son attention sur quelques unes d’entre elles en ce qu’elles concernent plus directement les familles, leur quotidien, leurs modes de vie et leur sensibilisation à la question de la mobilité durable. L’enjeu est de taille : il s’agit d’enrayer les effets du changement climatique et de répondre à la pénurie prévisible des énergies fossiles. Face à ces évènements, les mutations obligées seront soient subies, soient organisées. La voie d’un choix maîtrisé proposée dans l’avis emporte l’adhésion du Groupe de l’UNAF et comme le précise la conclusion, « le temps est venu de passer de la réflexion à l’action ».

Pour ce faire, les décisions de développement des infrastructures doivent être conduites de façon raisonnée et permettre ainsi des comparaisons entre modes de transports. Il est indispensable « d’internaliser les coûts externes » en intégrant les coûts environnementaux dans le coût des transports et instituer ainsi la vérité des coûts écologiques. L’UNAF y est fortement favorable.

Faciliter une mobilité durable doit se faire sans pénaliser les familles que ce soit par des aides facilitant le report vers d’autres modes ou par la mise en place de « bonus/malus » comme cela a été fait pour l’achat de voitures propres avec le Grenelle de l’environnement. La composition de la famille doit être prise en compte dans cet objectif de mobilité durable.

Développer l’offre en moyens de transports propres est indispensable et le Groupe de l’UNAF rejoint l’avis dans la proposition de développement de la recherche et des technologies en la matière. Il s’agit de surcroît d’un potentiel de croissance et d’emplois qu’il convient de favoriser.

Le Groupe de l’UNAF salue enfin le pragmatisme des recommandations lorsqu’il est précisé que pour fonder les décisions en matière d’infrastructures de transport, il est essentiel de tenir compte de l’évolution des modes de vie (dissociation spatiale habitat/emploi/commerce) et de l’évolution des modes de consommation, de production et de distribution (internationalisation de la production et des échanges). En pointant ainsi le lien, l’interaction qui existe entre infrastructure et mode de vie et de consommation, une action conjuguée, coordonnée et cohérente sur les moyens de transport comme sur les modes de consommation devient possible. Un travail d’éducation à une mobilité plus durable et un accompagnement aux changements peut être entrepris. Les associations familiales ont dans ce contexte un rôle à jouer aux cotés de l’Etat et des collectivités territoriales en partenariat avec les autres partenaires sociaux.

Le Groupe de l’UNAF a adopté l’avis.

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