Projet de loi de finances pour 2010 : L’UNAF auditionnée sur les crédits de la mission « Solidarité, Insertion et égalité des chances »

19/10/2009

Le mercredi 14 octobre 2009, le Président de l’UNAF, François Fondard et Rémy Guilleux, Administrateur, ont été auditionnés par le député de Saône et Loire, Christophe Sirugue, rapporteur pour avis de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale sur les crédits de la mission « Solidarité, Insertion et égalité des chances » dans le cadre du projet de loi de finances pour 2010.

Le député a souhaité entendre l’UNAF, dans le périmètre de son rapport, sur la mise en œuvre du RSA, l’aide aux familles vulnérables comprenant les REAAP, le conseil conjugal et la médiation familiale et sur l’autonomie des jeunes en situation d’exclusion suite au Plan annoncé par le Président de la République « Agir pour la jeunesse ».

Rémy Guilleux, sur ce dernier point, a rappelé les positions de l’UNAF telles qu’elles ont été portées à la réflexion lors des travaux de la Commission Hirsch et reprises dans le Livre vert de juillet 2009 « Reconnaître la valeur de la jeunesse ».

S’agissant des actions en faveur des familles vulnérables, il a été pointé, concernant les crédits relatifs à l’accompagnement des familles dans leur rôle de parents, une diminution d’un million d’euros par rapport à l’an dernier.
Dans le détail des financements couverts par cette action, il s’avère que cette baisse d’un million porterait sur le soutien à la parentalité englobant les « Point Info Famille »et les REAAP.
Au nom de la fongibilité des crédits au sein d’une action, cette baisse pourrait se trouver aggravée par la volonté du Gouvernement d’obtenir, en 2010, un nombre de projets de maisons des adolescents permettant de couvrir l’intégralité du territoire national.
Cet objectif de développement ne s’accompagnerait pas d’une hausse des crédits mais, au contraire, le financement des maisons des adolescents passerait de 2,5 millions d’euros à 2 millions d’euros.
L’engagement ayant été pris par le Gouvernement de maintenir l’action de l’Etat en faveur du conseil conjugal et du planning familial suite au protocole signé le 11 mars 2009, c’est le soutien à la parentalité qui risque de faire les frais de cette double baisse.

François Fondard, rappelant le coût social élevé d’une mauvaise séparation ou d’une moindre aide aux parents au regard de l’économie budgétaire de 1 à 2 millions €, a précisé qu’il interviendrait auprès du Ministre de tutelle pour avoir les clarifications nécessaires sur ce point.

Claire Menard, Chargée de mission, chargée des relations parlementaires et du CESE était présente.
@ : cmenard@unaf.fr

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