Copenhague

L’UNAF a participé à un débat sur le thème : « Les enjeux de Copenhague pour les acteurs de terrain »

14/12/2009

Quels sont les enjeux pour les familles des négociations qui seront menées dans le cadre de la Conférence mondiale sur le climat à Copenhague ? Cette question a été débattue à l’occasion d’un déjeuner-débat, organisé par le Comité 21, le 24 novembre dernier, sur le thème « Les enjeux de Copenhague pour les acteurs de terrain », auquel l’UNAF, représentée par Mme Dominique Allaume-Bobe, a participé.

Cette conférence, animée par Benoît Leguet, directeur de la mission climat de la Caisse des dépôts, a permis de confronter les avis de Brice Lalonde, ambassadeur climat auprès de Jean-Louis Borloo et ancien ministre de l’environnement, Bettina Laville, présidente d’honneur et présidente du Comité de prospective du Comité 21, Hélène Valade, présidente du collège des directeurs du développement durable (contraintes et opportunités pour les entreprises), et Serge Orru, directeur général du WWF (conditions et propositions pour un accord satisfaisant).

M. Brice Lalonde a rappelé que de nouvelles négociations étaient indispensables car le monde de l’époque de Rio (1992) avait beaucoup évolué. De deux grandes catégories de pays comprenant les pays développés, dont la France et ceux en voie de développement, on est passé aujourd’hui à 4 catégories de pays :

1. Les pays déjà engagés à Kyoto qui veulent que tous les pays prennent des engagements ;

2. Les pays développés non engagés tels que les USA (qui représentent 20 % des émissions de GES de la Planète) ou le Canada, etc... qui n’accepteront de faire un effort que si la Chine s’engage elle-même et qui auront des difficultés à faire accepter cela par le Sénat américain ;

3. Les pays en voie de développement : Ce sont les grands pays émergents tels que la Chine , l’Inde, le Brésil qui émettent peu de CO2 par tête mais qui veulent cogérer la planète auprès des pays développés, ne pas oublier que la Chine est déjà très avancée sur les énergies renouvelables ;

4. Les autres pays en voie de développement qui seront les premières victimes du changement climatique alors qu’ils n’en sont pas du tout responsables.

Les voies de négociations seront étroites car si on ne fait qu’amender Kyoto, cela ne mènera pas loin (puisque les USA n’ont pas ratifié Kyoto) et si les « mastodontes » (USA, Chine , etc.) restent à l’écart des décisions, ceux qui se sont déjà engagés se demanderont pourquoi continuer dans ces conditions ? Or, ce rendez vous de Copenhague doit permettre de négocier ni plus ni moins que l’avenir de la planète.

Il faudra obtenir en même temps des réductions importantes d’émissions de Gaz à Effet de Serre (avec des contraintes fortes et plus d’intensité carbone) et un système d’entraide internationale pour permettre l’adaptation des pays les plus pauvres (alimentation, transfert de technologies). Ces engagements devront être révisables mais rapides car la situation de la planète se détériore rapidement (travaux du GIEC).

Pour la France, il semble nécessaire de passer à une politique planétaire avec une taxe internationale destinée à réduire le changement climatique et une nouvelle organisation mondiale de l’environnement (OME) qui permettrait de redéfinir une nouvelle géopolitique.

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