La voix des familles

Quelle place accorderez-vous aux unions d’associations familiales chargées de représenter officiellement l’ensemble des familles, dans les différentes instances de décision ?

Réponses des candidats

L’UNAF selon quatre anciens ministres de la famille

Simone Veil, Ségolène Royal, Elisabeth Guigou et Christian Jacob témoignent du rôle essentiel des associations familiales auprès des pouvoirs publics.

La loi confère à l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) et aux Unions Départementales des Associations Familiales (UDAF), la mission de représenter officiellement auprès des pouvoirs publics l’ensemble des familles et de désigner des représentants aux divers conseils, assemblées ou autres organismes institués par l’Etat, la région, le département, la commune. Ainsi, sur l’ensemble du territoire et des départements d’outre-mer, près de 18 000 représentants familiaux siègent dans des organismes touchant à des aspects variés de la vie familiale (organismes de sécurité sociale, de logement, CCAS, secteur de la consommation, établissements de santé, etc).

Chargées également par la loi de donner des avis aux
pouvoirs publics, les Unions d’associations familiales sont
investies, depuis leur création, d’une mission de partenariat
familial et social, et contribuent ainsi à une forme de paix
sociale bien au-delà des divergences et alternances politiques.
L’UNAF est l’une des rares instances, au sein de la
société civile, à être sollicitée en de multiples occasions par
les différents gouvernements et par le Parlement afin de
donner des avis éclairés sur les problématiques de notre
temps, liées à la famille.

La décision du Conseil constitutionnel du 28 mai 2010 a
réaffirmé le caractère spécifique des Unions en précisant
qu’en « reconnaissant la représentativité de l’Union nationale et
des unions départementales, le législateur a entendu assurer
auprès des pouvoirs publics une représentation officielle
des familles au travers d’une association instituée par la loi
regroupant toutes les associations familiales souhaitant y
adhérer, qu’il a par là même poursuivi un but d’intérêt général ».
Le Conseil a par ailleurs rappelé que le Code de l’action
sociale et des familles (CASF) « impose la reconnaissance,
par les pouvoirs publics, de la représentativité de l’union
nationale et des unions départementales des associations
familiales ».

En application de cette décision, la « voix des familles » doit
être présente dans tous les champs de la vie publique, et à
tous les échelons de décision, aussi bien au plan international
et européen, qu’au plan national, régional, départemental
et communal.


Les réponses des candidats

Question 1.1 : Quelle place accorderez-vous aux unions d’associations familiales chargées de représenter officiellement l’ensemble des familles, dans les différentes instances de décision ?

Nicolas Dupont-Aignan : 

Ces associations familiales y auront toute leur place, en tant que partenaires privilégié du gouvernement dont l’avis sera pris en compte dans le cadre de la relance de la politique familiale.

François Bayrou : 

La famille fait partie de ces institutions qui forment un rempart pour l’équilibre des personnes face aux bouleversements de la société. Les familles doivent être entendues, doivent pouvoir trouver un appui auprès de l’Etat, des collectivités, des associations. Les associations familiales ont ce rôle essentiel de leur servir d’intermédiaire. Il est donc pour moi primordial qu’elles puissent faire entendre leurs avis et propositions.

Jean-Luc Mélenchon : 

Les unions d’associations familiales ont actuellement des représentations institutionnelles dans de nombreuses instances comme beaucoup d’autres organisations. Il convient donc que les unions d’associations familiales continuent de participer à ces instances. Quant à la répartition de ces représentations, il convient d’en revoir les compositions car certaines organisations méritent également de participer à ces instances alors qu’elles ne sont pas représentées aujourd’hui.

François Hollande : 

Les unions d’associations familiales ont toute légitimité depuis 1945 pour représenter l’ensemble des familles qui vivent sur notre territoire. Je souhaite rompre avec la politique de dénonciation des « corps intermédiaires », et leur redonner toute leur place dans la concertation et le dialogue que je m’engage à instaurer.

Marine Le Pen : 

Nous accordons une place très importante à toutes les grandes associations représentant les familles et donc nous les valoriserons et nous prendrons en compte leurs préconisations. Il est donc tout à fait évident que nous continuerons à les solliciter dans le cadre de la grande politique familiale que nous voulons mettre en œuvre.

Nicolas Sarkozy : 

La vie associative prend tout son sens dans la période de crise que nous traversons. Les acteurs de la vie associative ont un rôle majeur à jouer pour renforcer le lien social dans notre société et promouvoir les valeurs d’entraide et de fraternité qui sont le fondement même de notre République. C’est la raison pour laquelle il est essentiel que les associations familiales puissent porter le plus activement possible la voix des familles de France. Je maintiendrai notre partenariat avec ces associations et en ferai des interlocuteurs privilégiés dans le cadre des grandes discussions que nous aurons sur les sujets qui concernent les familles.

Faits et chiffres

17 000 000

La France compte 17 millions de familles

85% des français vivent en famille

7 500

Associations familiales

Plus de 730 000 familles adhérentes.