les innombrables difficultés des mères seules

LA CONFERENCE EN DIRECT SUR INTERNET
MARDI 8 DECEMBRE 2015 A PARTIR DE 18h

A L’UDAF DES BOUCHES DU RHONE
143 AVENUE DES CHUTES LAVIE, 13013 MARSEILLE

Pour transmettre dès à présent vos questions aux intervenants et/ou nous informer de votre présence en salle : Laurent CHILIO

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Selon l’INSEE, en 2012, en France, les familles monoparentales représentaient 14,3% de l’ensemble des familles. Dans les Bouches-du-Rhône, ce taux s’élevait à 18,4% (15,6% mères seules / 2,6% pères seuls), à Marseille à 23,1%, allant jusqu’à plus de 33% dans certains arrondissements. Composées majoritairement de mères seules avec enfant(s), ces familles sont confrontées à des difficultés nombreuses : isolement, gestion du quotidien, éducation des enfants, accès à l’emploi, fragilité économique… La crise économique étant passée par là, ces difficultés sont aujourd’hui d’autant plus difficilement surmontables. Il est compliqué d’envisager un avenir enchanteur dans ce contexte. Selon un sondage sur la situation de ces mères seules, « presqu’une mère célibataire sur deux (45 %) avoue ne pas arriver à boucler leur budget sans être à découvert. Plus grave, près d’une maman solo sur cinq dit s’en sortir de plus en plus difficilement et craindre de basculer dans la précarité (19 %) » (Ipsos 2012). L’isolement est par ailleurs, pour de nombreuses mères seules, un autre obstacle de taille. Il se pose comme un élément supplémentaire dans leur fragilisation sociale, psychologique et bien-sûr parentale : assurer, seule, la responsabilité de l’éducation des enfants n’est pas chose aisée. Quelles sont aujourd’hui les politiques menées vis-à-vis de ces familles ? Quelles sont les initiatives d’accompagnement social, de soutien à la parentalité mises en œuvre à destination de ces mamans seules ? Les solidarités publiques sont-elles suffisantes, adaptées ? De nombreuses formes de solidarités de proximité existent, qu’elles soient portées par des associations ou développées de façon plus informelle. De telles initiatives ne devraient-elles pas être plus souvent privilégiées ? Que disent les mères concernées de leur quotidien et de leur relation à l’enfant dans un tel contexte ?