Accueil Nos propositions Proposition 2 : Améliorer le niveau de vie des familles

Améliorer le niveau de vie des familles

Les charges familiales ont un lourd impact sur le niveau de vie des ménages : elles doivent être mieux compensées par des politiques universelles et lisibles.

Tenir compte des charges de familles

L’impact des charges familiales sur le niveau de vie d’un ménage est très important : avoir des enfants augmente les dépenses contraintes (logement, alimentation…). Cet impact pèse sur toutes les familles. Les enfants ouvrent droit à des allocations qui ne sont pas des revenus complémentaires mais une compensation de charge, indépendamment de la situation de leurs parents. Attachée au principe de solidarité selon lequel “chacun cotise selon ses revenus et reçoit selon ses besoins” pour l’ensemble de la sécurité sociale, l’UNAF défend la notion de compensation universelle des charges familiales.

Les chiffres de l’INSEE5 montrent un décrochage du niveau de vie des familles avec enfants, par rapport aux autres ménages avec des effets négatifs sur la consommation. Il convient d’évaluer l’impact des mesures prises ces dernières années sur le budget des familles concernées.
Il faut redonner du pouvoir d’achat aux familles.

Plus généralement, il conviendra de prendre systématiquement en compte la situation de charges de familles dans l’ensemble des réformes qui pourront être entreprises lors de la mandature, en terme de fiscalité, prestations, tarification de services, projets de fusion des minima sociaux ou de revenu universel.

Lutter contre le surendettement

Améliorer le niveau de vie des familles c’est aussi tenter de prévenir les situations difficiles comme le surendettement qui touche de nombreuses familles, y compris aux revenus intermédiaires. Les Points Conseil Budget expérimentés par l’Etat confirment le besoin pour les familles de disposer de services d’information et d’accompagnement budgétaires. Mais, faute de financement, ils trouvent leurs limites en termes de couverture territoriale et de nombre de familles reçues. La prévention du surendettement doit faire l’objet d’une véritable politique publique.

Les recommandations de l’UNAF
  • Intégrer systématiquement la composition familiale dans la fiscalité :
    - Prioriser les familles pour toute baisse de la fiscalité notamment à travers le quotient familial.
    - Eviter toute hausse de TVA car elle touche particulièrement les familles.
    - Tenir compte des charges familiales dans le calcul de la CSG ainsi que dans la fiscalité environnementale.
  • Rétablir le versement de la prime de naissance avant la naissance.
  • Développer une politique publique ambitieuse de prévention du surendettement.
  • Prendre en compte de manière systématique les charges de famille dans les minima sociaux, s’ils devaient être fusionnés.
  • Rendre dégressifs les tarifs publics (restauration scolaire, frais de scolarité, transport…) selon la taille des familles.
  • Revenir à l’universalité des allocations familiales, en commençant par les familles nombreuses qui ont subi les pertes les plus lourdes, avec l’engagement d’une réflexion sur le montant des allocations familiales (taille des familles, âge des enfants, mode de revalorisation…).

4 270€/an

La présence d’enfant(s) réduit de 4270€ par an le niveau de vie médian d’un couple (INSEE 2014).

5,7 millions

de parents et d’enfants pauvres (32% en couple avec 3 enfants et +, 34% en couple avec 1 ou 2 enfants, 34% en famille monoparentale) (INSEE 2013).

71% des parents

qui n’ont pas eu le nombre d’enfants qu’ils souhaitaient, invoquent des raisons matérielles (Observatoire des Familles – UNAF – 2013).