Accueil Nos propositions Proposition 3 : Soutenir la fonction éducative des parents

Soutenir la fonction éducative des parents

Les parents doivent être reconnus comme premiers éducateurs de leur enfant, et aidés, si besoin, y compris dans leur relation avec l’école.

Un lien parent-école à restaurer

L’école primaire est une période clef pour l’apprentissage des fondamentaux, en particulier de la lecture. Or de plus en plus d’élèves ne possèdent pas les compétences de base à l’entrée au collège (20 % n’ont pas le niveau en Français et 29 % n’ont pas le niveau en Maths). C’est une source de mal-être pour les enfants, d’inquiétude pour les parents et un risque accru d’échec scolaire. Le système scolaire perd la confiance des familles : développement de pédagogies alternatives, polémique sur les Abc de l’égalité, insatisfaction sur la mise en place des nouveaux rythmes… L’inquiétude suscitée amène les familles à des stratégies d’évitement de certains établissements, le développement d’un marché lucratif de soutien scolaire… Par rapport à d’autres pays, la France n’investit pas assez dans le primaire. De plus, en s’appuyant sur les familles, l’école française pourrait améliorer son efficacité, rétablir sa crédibilité.

Numérique : des parents à soutenir

Les outils numériques et les réseaux sociaux ont envahi la sphère familiale. Si les jeunes savent généralement les manipuler avec dextérité, ils ont encore besoin de leurs parents pour éviter les pièges des écrans (exposition à la violence, à la pornographie, radicalisation, cyberharcèlement…). Leur rôle est fondamental pour protéger leurs enfants, mais aussi les guider, les éduquer et leur apprendre à être des citoyens responsables. La plupart des parents se sentent dépassés par l’intrusion de ces appareils dans leur relation avec leurs enfants : l’enjeu est de les accompagner et de les aider pour qu’ils conservent leur rôle parental. Ainsi dans le domaine des jeux vidéo, le site Pédagojeux conseille les parents dans leur choix. Ces initiatives contribuent ainsi à éviter de nouvelles inégalités éducatives et culturelles entre les enfants. Les pouvoirs publics ont une responsabilité forte dans la protection des enfants, par exemple avec l’élaboration de critères et de barrières d’âge pour la classification des œuvres cinématographiques.

Des services aux parents à améliorer

Le soutien à la parentalité s’est imposé comme une politique publique à part entière, intégré dans la convention d’objectifs et de gestion de la CNAF, puis décliné dans les schémas départementaux des services aux familles. L’utilité sociale de ces actions, très présentes dans les associations familiales et les UDAF, n’est plus à démontrer. Cependant, les familles doivent avoir accès bien plus facilement à des services mieux organisés et coordonnés. Le soutien à la parentalité doit être universel, il est particulièrement utile à des étapes clefs de l’enfance ou dans des situations particulières (adoption, handicap, séparation…).

Les recommandations de l’UNAF
  • Investir dans l’école primaire, recentrer les programmes sur les apprentissages fondamentaux (lire, écrire, compter et respecter les autres) ; renforcer la formation initiale et continue des enseignants.
  • Renforcer le lien parents-école notamment en développant des espaces parents dans les établissements scolaires.
  • Revoir la réforme des rythmes « scolaires » (gratuité des activités, école maternelle, équité sur le territoire, accueil des enfants handicapés…).
  • Développer une école inclusive, notamment en faveur des enfants en situation de handicap.
  • Protéger davantage les mineurs des dangers des écrans. Soutenir un plan de formation au numérique et aux médias pour les parents.
  • Rendre opérationnels les schémas des services aux familles dans tous les départements en valorisant la place des associations.

20 000 enfants handicapés

scolarisables mais sans solution de scolarité (Sénat 2011).

40% des élèves de CM2

n’ont pas les compétences suffisantes en Français (compréhension, vocabulaire, orthographe). Aucune amélioration en 12 ans (Education Nationale 2016).

83% des parents

ont pour principales préoccupations la scolarité de leur enfant (CNAF 2016).

913h/an

c’est le nombre d’heures que passe un collégien devant les écrans (c’est presqu’autant qu’en cours 936h/an) (INSEE - Education nationale).