Accueil Nos propositions Proposition 4 : Prévenir les ruptures et respecter l’intérêt de l’enfant

Prévenir les ruptures et respecter l’intérêt de l’enfant

Les séparations peuvent avoir des conséquences lourdes pour les enfants et leurs parents en termes matériels et psychologiques, d’autant plus si des conflits ne sont pas surmontés. Les séparations pourraient être mieux prévenues et mieux accompagnées pour éviter les ruptures familiales.

350 000 séparations par an

Chaque année, 350 000 couples se séparent (divorces, ruptures de PACS et de concubinage), la moitié a des enfants. 10 000 parents d’enfants mineurs deviennent veufs ou veuves. Si 75 % des enfants mineurs vivent dans une famille avec leurs deux parents, 18 % vivent au sein d’une famille monoparentale et 7 % dans une famille recomposée. Les politiques publiques doivent résolument consolider les actions dont la vocation est de prendre soin des liens familiaux, en prévention des ruptures.

Les enfants face aux séparations

La famille peut être victime de crises conjugales qui génèrent parfois des violences verbales et/ou physiques. L’UNAF réaffirme la nécessité de protéger les enfants et les adultes contre toutes les formes de violence au sein de la famille. Dans une situation de séparation, les tensions s’entretiennent les unes les autres et menacent l’intérêt des enfants. Une procédure, qui donne toute sa place au juge et à l’intérêt de l’enfant, est donc indispensable.

Dans la grande majorité des cas, le lien de filiation survit aux bouleversements qui affectent la vie de couple des parents, dans les faits il ne suffit pas toujours à garantir le lien éducatif et affectif : 18 % des enfants dont les parents sont séparés n’ont plus aucun rapport avec leur père.

Des parents séparés à aider

Lorsque la séparation a lieu, les parents sont souvent en manque d’information sur les procédures complexes. Ils ont aussi souvent besoin d’aide pour gérer leur relation avec leur ex-conjoint, partenaire ou concubin, qui peut être conflictuelle : la médiation familiale et les espaces de rencontre contribuent à apaiser les conflits et à maintenir le lien avec les enfants. Sur le plan matériel, les séparations constituent un facteur d’appauvrissement et de surendettement. Pour les familles monoparentales, les questions de logement et d’emploi sont particulièrement problématiques.

Les recommandations de l’UNAF
  • Améliorer les aides au logement pour les parents isolés, y compris pour ceux chez lesquels la résidence principale de l’enfant n’est pas fixée, et assurer une meilleure protection du « logement familial » en cas de rupture de PACS ou de concubinage.
  • Créer un site internet d’information sur les droits et devoirs selon les modes d’union, sur la prévention des séparations (conseil conjugal et familial) et sur des dispositifs d’accompagnement des parents séparés.
  • Organiser un service public de la médiation familiale et des espaces de rencontre afin d’assurer leur pérennité, a fortiori lorsque les recours à ces dispositifs sont ordonnés par le juge ; permettre aux enfants de garder un lien avec leurs parents et aux parents d’exercer leur coparentalité.
  • Proposer un accompagnement budgétaire aux couples qui se séparent, par exemple dans le cadre des séances « être parent après la séparation » liées à la Garantie d’impayés des pensions alimentaires (GIPA), afin de prévenir les situations de surendettement.
  • Rétablir la place du juge dans les procédures de divorce et associer davantage l’enfant aux décisions qui le concernent.

x2

Pour se loger décemment avec 2 enfants en résidence alternée, des parents séparés dépenseront 2 fois plus qu’un couple (budgets types UNAF 2015).

11%

C’est la baisse du niveau de vie des membres du couple après leur rupture : 2,5% pour les hommes et 19% pour les femmes (INSEE 2016).

18 %

des enfants dont les parents sont séparés ne voient jamais leur père (INSEE 2005).