Accueil Nos propositions Proposition 5 : Innover pour développer une offre d’accueil de la petite enfance

Innover pour développer une offre d’accueil de la petite enfance

Les besoins des parents appellent des réponses souples, diversifiées et territorialisées.

Poursuivre les créations de places d’accueil du jeune enfant

Malgré le caractère volontariste des plans d’action pour la petite enfance, la recherche d’une solution d’accueil adaptée et accessible reste le parcours du combattant pour les familles. Il est important de promouvoir une offre d’accueil diversifiée en fonction des réalités des territoires (temps de travail et de transport, coût de l’immobilier…) qui assure des garanties homogènes en termes de qualité. Ainsi, l’accueil par les assistants maternels répond massivement au besoin des parents (19 % des enfants) mais il régresse alors qu’il est le moins coûteux pour la collectivité. Les assistants maternels souffrent d’un sentiment d’isolement, d’un manque de perspectives et de reconnaissance et devenir particulier employeur est complexe pour les parents. Il faut que l’amélioration de ce mode d’accueil figure dans les priorités de la politique de la petite enfance. Par ailleurs, les crèches associatives non lucratives doivent être soutenues : selon la CNAF, elles sont en effet le mode d’accueil le plus efficace en termes d’équité, de coût, de formation du personnel et de couverture territoriale.

Permettre aux parents de s’occuper de leur enfant

Au final, ce sont principalement les parents qui gardent les enfants de moins de 3 ans. Or la réforme de l’indemnisation du congé parental créant la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) a réduit le congé de 3 ans à 2 ans, si le congé n’est pas partagé entre les parents.
De fait, il est prévisible que les pères le prendront peu, tandis que des milliers de mères auraient souhaité en bénéficier jusqu’aux 3 ans de leur enfant. Dès 2017, ces familles, dont la durée du congé parental sera amputée d’un an, devront trouver une place d’accueil adaptée, ou continueront à garder leur enfant en perdant 1 an d’indemnisation. Depuis l’origine, l’UNAF conteste ce dispositif. Pour ne pas pénaliser les familles, et créer réellement les conditions d’un meilleur partage du temps parental entre les femmes et les hommes, il faut laisser le choix aux familles entre un congé d’un an et bien mieux rémunéré, et un congé parental de trois ans.

Les recommandations de l’UNAF
  • Assurer une meilleure coordination des services de la petite enfance pour permettre aux parents d’accéder à un mode d’accueil.
  • Faciliter le recours à un assistant maternel : tiers payant pour les familles modestes, chèque emploi service, meilleur accompagnement des parents employeurs, développement des crèches familiales et des relais d’assistants maternels. Tisser des liens entre les assistants maternels et les professionnels des crèches au sein de plateformes d’échanges sur la petite enfance au niveau local.
  • Favoriser la création de places dans les établissements d’accueil du jeune enfant par la poursuite de l’investissement, l’assouplissement des normes, le renforcement de l’accompagnement par les CAF, le soutien aux crèches associatives non lucratives.
  • Lever le gel de l’évolution de l’allocation de base de la PAJE (Prestation d’accueil du jeune enfant).
  • Proposer aux parents un congé parental d’un an mieux rémunéré (en pourcentage du salaire), tout en rétablissant un congé parental de trois ans, sans obligation de partage.

61%

des enfants de moins de 3 ans sont gardés principalement par leurs parents (19% par un assistant maternel, 14% par une crèche) (enquête mode de garde 2013).

350 000 places

c’est le manque de solutions d’accueil petite enfance (HCF 2013).

391€/mois

c’est le montant de la prestation partagée d’éducation de l’enfant, soit un cinquième du salaire médian à temps plein (1700€).