Accueil Nos propositions Proposition 6 : Promouvoir la conciliation vie familiale - vie professionnelle

Promouvoir la conciliation vie familiale - vie professionnelle

La question de la conciliation est déterminante non seulement pour la qualité de vie des parents et des enfants, mais aussi pour la productivité des entreprises et l’égalité femmes-hommes.

Travail et transports réduisent le temps parental

Les situations d’emploi atypique se multiplient aux dépens de la vie familiale. Plus de 40 % des actifs en emploi ayant au moins un enfant de moins de 11 ans trouvent difficile de concilier vies familiale et professionnelle. La proportion monte à 60 % en cas d’horaires atypiques, 65 % en cas de travail le dimanche, et à 70 % en cas de travail de nuit. Une étude récente établit que le travail du dimanche réduit le temps parental de 40 minutes sur la semaine.
De fait, 97 % des salariés parents affirment que l’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle est un sujet de préoccupation important pour eux, selon le baromètre OPE-UNAF.

Le temps parental encore mal réparti dans le couple

La conciliation permet aux parents – et notamment aux femmes – de continuer une activité professionnelle et éviter de choisir entre avoir des enfants ou une activité professionnelle.
En effet, si le temps parental a augmenté du côté des pères, les femmes y consacrent encore deux fois plus de temps que les hommes. Pourtant, des pères souffrent de ne pas pouvoir s’investir davantage auprès de leurs enfants (47 % expriment ce ressenti dans l’enquête de l’Observatoire des familles « Etre père », 2016) et ils soulignent en particulier leurs contraintes professionnelles. Pression professionnelle ou obligation financière ? Seuls 68 % des pères ayant droit au congé paternité y ont recours et ce pourcentage n’a pas évolué depuis 10 ans.

Concilier tout au long de la vie

Concilier vie familiale et vie professionnelle est une difficulté pour les familles qui n’est pas cantonnée à la petite enfance : école, collège, lycée et accompagnement d’une personne malade, en situation de handicap ou âgée. Les aidants familiaux sont 8,3 millions, dont la moitié est en emploi. L’allongement de la durée de vie, l’augmentation des pathologies liées à l’âge augmenteront leur nombre. Le congé proche aidant mis en place par la loi d’adaptation de la société au vieillissement marque une étape positive. Cependant sa durée reste insuffisante pour accompagner certains proches vulnérables.

Les recommandations de l’UNAF
  • Autoriser le fractionnement du congé parental au-delà de l’âge de l’entrée à l’école pour permettre un meilleur accompagnement de l’enfant.
  • Inciter fortement les employeurs et les pères à recourir au congé de paternité, afin de le rendre plus systématique.
  • Aider les familles mises en difficultés par le développement du travail du dimanche en mettant en place des services publics adaptés (accueil du jeune enfant, transport...).
  • Augmenter la durée du congé proche aidant pour mieux correspondre aux situations des personnes accompagnées (handicap, dépendance, longue maladie).
  • Evaluer les raisons de l’échec auprès des entreprises du crédit impôt-famille et le réformer pour l’ouvrir aux dispositifs de soutien aux salariés aidants familiaux.
  • Garantir la conciliation de la vie familiale et professionnelle comme un droit en intégrant systématiquement ce thème dans les négociations d’entreprise.
  • Promouvoir le télétravail encadré notamment pour réduire les temps de transport.

4 millions

de salariés sont aidants familiaux.

26%

des actifs trouvent difficile, plusieurs fois par mois, d’assumer leurs responsabilités familiales en raison du temps qu’ils passent au travail et dans les transports (Eurofound-2012)

68%

des pères prennent le congé paternité (88% dans la fonction publique, 80% en CDI et 32% chez les indépendants) (DREES 2016)